‹ Gouverneur MorrisChapitre 102 sur 150 · T. II, p. iiG · texte numérisé non relu

T. II, p. iiG

Ml difliciiirdcctirpqiieUi? pnirrRttflre l'étendue 9 et ce qu'ils pourraient encore faire. Car. en « devons faire etilrer en ligne de comple l'orguâ leur enllioiisiasmc carucléi'isLique. et la force d'tn ment de Ih nature la p]u9 absolue et dont les rik iaal à gagner ou h jicrdie ' ». Le 'j mai 1796 ilet giquernenl. duna une leltrcà Hamilton. le projet c donné ii la France par les Etats-Unis, et Wci l'u sons qu'il invoque : e Serait-il humain depouteni qui tyrannise la France el rMuit ses habitants à iilc misère*? s Le 1 1 aortt i-j{fi il est h Francfo^ fOn Journal : s Je d!ne aujourd'hui à mon hôtel àj Le général Gonlreuil est mon voisin et me dit qai ■■I la poursuite des Municipaux de Bruxelles par jircident qui l'a l'ulenu à Mons un jour de pi pensait... Il dit que le peuple tant en France q riandros est tri's misérable et malheureu} -<iiit pH!i li'op mal, le pays de Fronce est mit |iaravanl. l'oppression du gouvernement dépas peut imaginer', »

C'est exactement le sentiment de Marmond concerne Iq Directoire : a On sentit enûn, dit-î)j de régénérer la République en changeant, r In forme d'un gouvernement, républicain de non ment despotique, et en feignant de diviser les poi h's balancer. Tel fui l'objet et l'artifice delà nouv tiition. » 13 cherche mèmea démontrer sa proposi :ivoir dit que par les deux Conseils « l'intérêt pi < lioix étjiient libres et assez éclairés, pouvait être ei iiiiiins a. il continue : e Mais à ces deux Conseil nn directoire exécutif armé de la force publique j tenir l'ordre et les lois : et ce fut là que s'établit c l'ha le despotisme le plus absolu et le plus tyrant on ait jamais vu l'exemple. La gestion des fè iilfaires de l'Etat, la politique, les linances, leê dehors, le commerce et les alliances, la guerre e^

LE DIRECTOIRE, LE CONSULAT ET L'EMPIRE 3i3

armées, leur formation, leur conduite, le choix des généraux, leur destitution, la nomination aux emplois militaires appartenoient exclusivement au Conseil des cinq. Au dedans, la police, Tusage de la force armée, le droit de la faire a%ir, 1 droit d'inspection sur la trésorerie et sur les préposés à lae perception des impôts, le maniement des deniers publics, leur distribution aux besoins de TËtat, sans jamais en être comptables, le choix et l'emploi des ministres, travaillant sous leurs ordres et révocables à leur gré, la surveillance des tribunaux, la dépendance immédiate des autorités constituées et des agents qu'ils employaient dans toutes les parties de l'administration, enEn le droit d'avoir dans les départements, jusque dans les moindres communes des commissaires attitrés, et le droit de casser les élections que le peuple auroit faites de ses magistrats : telles étoient les attributions prodiguées au Directoire par l'acte constitutionnel, sans compter ce qu'il y ajouta. Ainsi tous les moyens de dominer, d'intimider et de corrompre : l'usage de la force armée, la disposition du trésor de l'État ; l'intérêt qu'on auroit dans les armées, dans les finances, dans tous les emplois mercenaires, de gagner la faveur de ces pentarques tout-puissants ; le dévouement des chefs pour les auteurs de leur fortune, l'exemple qu'ils en donneroient aux soldats et aux subalternes * ! »

Ce tableau, d'ailleurs très exagéré et faux sur bien des points, montre ,que le Directoire, à l'extérieur et surtout à l'intérieur, avait des pouvoirs pliis étendus que ceux accordés à Louis XVI par la Gontitution de 1791. Us avaient en particulier ces commissaires, nommés et révocables par eux, près des départements et des communes, que le roi constitutionnel n'avait pu obtenir, les administrations départementales et les municipalités de canton restant d'ailleurs électives. Cependant le Directoire a laissé dans l'histoire le souvenir d'un pouvoir faible, incapable de maintenir l'ordre et de se faire obéir. Il y a plus, l'un des premiers directeurs. Barras, a écrit dans ses Mémoires un réquisitoire contre la Constitu-

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