‹ Gouverneur MorrisChapitre 105 sur 150 · I. Mémoires^ t. III, p. 335. — 2. T. II, p. i · texte numérisé non relu

I. Mémoires^ t. III, p. 335. — 2. T. II, p. i

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s toules los conséquences de celle conditÎM ice ^st a. la merci de ses armées. Le i6 J n V) il écrit à la comteasc de Sutlierla^ ! (la Prance) ne peut pas employer cou dans laquelle elle excelle et je pense que e pourra pas vous altaquei' sur votre pro| élément. Le retour de ses armées ne rendra pas peu perple ses Conseils, et si elle peut réussir b en licencier la p grande part, elle sera par là même réduite à prêter l'ore aujt besoins de ses propres citoyens et a l'intervention a rate de celte puissance qui doil commencer à la regarderd!

Le ao septembre 1797 (jour complémentaire de l'ait^ le Journal apprécie ainsi les journées de fructidor : n Lésai

I elles de Piiris confirment l'ex-islence d'un complot, natuT iuineot: elles confirment aussi rétablissement d'un pouv d ictatorial au profit du Directoire. Le Ramp parllament dé lière sous la pression des baTonnclles, Qa(œstio) : a Combi V s'écoulera-t-il de temps avant que l'armée renvoie les Dir B leurs ^ i" a Le a a septembre suivant ( T'' vendémiaire an A

II écrit à lord Elgin : b La Révolution française a (ait unj di.' plus ver» sa conclusion. Dans peu de temps ils auront t miné le cycle (l'évolution). En attendant, ils se melteal engendrer de jeunes républiques, qui, comme les pet diiens, sont aveugles en naissant, mais qui peuvent aboyer quine manqueront pas de mordre lorsque le moment vieoda si elles ne sont pas étranglées. Que ceux-là prennent do garde, dont les jambes seront sur le passage', u La conti sion de la Révolution, c'était l'Empire: le dernier t c'était Bonaparte, que Morris, comme noua le verrons, 4 prédit bien auparavant. Le Directoire préparait son & ment, inconsciemment et involontairement, di préparait, malgré ses fautes et sa mauvaise politiqi)B[ Il

toires futures du grand capitaine et sa domination européenne. L*an passé, notre éminent et regretté confrère M. Albert Sorel, dans un article sur un livre de M. le caipitaine Mahon \ rappelait cette vérité : ce Le grand intérêt de ces années 1 798- 1799, de l'embarquement à Toulon au débarquement de Fréjus, est de montrer comment le consulat de Bonaparte se prépare sans Bonaparte, comment toutes les causes de TEmpire se posent en Tabsence du futur Empereur. Si l'on veut savoir dans quelle mesure l'avènement de Bonaparte, son caractère, son ambition et son génie influèrent sur la politique de la France en Europe et déroutèrent, plus ou moins, hors de France la Révolution française, il faut étudier à fond, et dans le détail, les événements qui se produisirent en son absence. On ' s'explique alors jusqu'où on alla avec lui à considérer où l'on allait sans lui... Guerre et politique, Bonaparte a accompli les desseins que le Directoire avait conçus confusément et sans en discerner les conditions et, s'il les a dépassés, ce n'est qu'en continuant là route et en suivant l'impulsion. Son génie débrouilla l'ouvrage des brouillons : les brouillons n'en furent pas moins ceux qui « gâchèrent » la besogne''^. » Cette évolution, que notent avec sûreté les historiens modernes, Morris, contemporain des faits, l'a notée lui-même sur la plupart des points.

Il voyait en même temps les faiblesses du Directoire. Il en avait deux qu'il tenait de son origine, c'est-à-dire de la Constitution ; l'antagonisme presque inévitable avec les Conseils étant doniiée leur indépendance réciproque et constitutionnelle, les luttes intérieures dans son propre sein. Au 18 fructidor ces deux éléments de trouble se rencontrèrent et se combinèrent. Dès le 37 juillet 1797 (thermidor an V) Morris signale le conflit qui s'élève entre les deux pouvoirs : a Les deux Chambres en France sont tombées d'accord pour prendre le commandement de la trésorerie et la retirer des mains du Directoire et le milliard pour l'armée est mis sur le tapis. C'est, je le crois, l'écueil sur lequel la République viendra se briser. » Peu auparavant, revenu d'Angleterre à Hambourg,

I . Études sur les armées du Directoire. — 2. Le Temps ^ du aS septembre igo5.

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il faisait une constatation analogue : « Je vais voir Mme de Flahaut et cause avec Souza, qui est revenu de Berlin. Il rapporte que là avec surprise, il a entendu dire que j'étais un grand démocrate au sens français du mot. Il me donne quelques gazettes françaises, dont il ressort que la Législature a résolu de forcer le Directoire à la paix*. » Le 20 août 1797 (3 fructidor an V) : « Par toutes les informations qui viende France il semble que des troubles se prépareraient de nouveau. Le Directoire a l'armée en sa faveur pour le moment. Il semble qu'il y ait un conflit entre lui 'et la Législature, chacun d'eux voulant rejeter sur l'autre le blâme de ce que les hostilités continuent et de ce que les finances sont détraquées. Comme la taxation appartient à la Législature, les Directeurs succomberont probablement 2. » Sur ce dernier point Morris se trompait. Une coalition entre la majorité du Directoire et la minorité des Conseils, l'armée apparaissant dans le fond, produisit les actes du 18 fructidor. Le 17 septembre (26 fructidor) il apprend ce qui s'est passé : « La malle de France nous apporte aujourd'hui la nouvelle d'une attaque dirigée par trois directeurs contre les deux autres et contre la majorité des deux Conseils. La conséquence est que divers membres sont arrêtés et condamnés au bannissement. Le prétexte est un complot pour rétablir le trône sur les ruines de la glorieuse fabrique de liberté gauloise, qui existe actuellement. Il semble que le traité définitif avec l'Empereur est près d'être conclu. Je présume que les Directeurs victorieux vont faire la paix afin de prouver que la continuation de la guerre devait être attribuée à leurs adversaires^. » C'est alors' que Morris revoit La Fayette enfin mis en liberté et lui conseille de ne pas rentrer en France, où il n'y a point de place pour lui dans la lutte des partis et de chercher une asile aux États- Unis : « Je vais à Poppenbùtlel (6 octobre 1 797) pour voir M. et Mme de La Fayette et leur dire adieu. Comme il parle de son intention d'aller en Amérique, je le presse de s'y décider sérieusement et de le faire savoir maintenant à M. Adanis, le président. Je lui dis que ni le présent Directoire, ni les

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