I.F.S PIWSOSNim
Les Prisonniers ont une haute signification philosophique par la légende; c'est une protestation contre les pénalités, et cette protestation est un chef-d'œuvre digne de Itcmbrandt. Ou ne connaissait jusqu'aujourd'hui que deux prisonniers; M. Lefort vient d'acquérir la troisième planche, (fuir la gravure hors texte.} Chacune de ces petites compositions représente l'intérieur d'un cachot, dans lequel un prisonnier chargé de fera git dans une pose accablée, et Goya écrit au-dessous de sa gravure : tf S'il est criminel, ju(;c-le, et ne le fais |»as souffrir davantage. >» — « Assure-toi de sa jiersoiiuc, mais ne le tourmente pas. » — « La répression est aussi barbare que le crime. >»
OHMS SHELTAS.
On appelle Oùras sueltas, dans l'œuvre gravée de Goya, les planches séparées qui ne font |M»iut série et qu'il a gravées sans arrière-pensée de les réunir en collection.
J'ai cité dans le cours de mon étude la fameuse planche qu'on peut intituler l'avenir, la belle composition michel-augcsque que dans notre cercle d'amateurs de Madrid nous appelions l'Humanité. Il nous reste encore à citer quelques-unes des Oùras sue/tas les plus renommées.
Lu première ligue: Dios te lo jMffué! <t Que Dieu vous le rende! » planche dont il ne fut tiré que deux épreuves et dont le cuivre vient d'être acquis par M. Lefort. Un mendiant aveugle portant une guitare se trouve dans l'arène au moment où le taureau entre; celui-ci le voyant inoffensif l'enlève mollement sur ses cornes, et l'aveugle de dire à l'animal : Dieu vous le rende !
Les Majas. Une série de quatre planches qui doivent dater de sa vieillesse; elles sont exécutée! avec une grande furie et peu poussées.