‹ GoyaChapitre 48 sur 64 · I.'Asmodèe · texte numérisé non relu

I.'Asmodèe

Sur un ciel très-clair, d'un jaune soufre, se découpent deux figures qui volent dans l'uir, en «'appuyant avec teneur l'une contre l'autre. La première, vêtue d'une draperie d'un beau ton carminé, qui lui cache le bas du visage, montre à la seconde une ville construite sur un rocher île forme bizarre. Dans le bas du

tableau, un très-joli paysage duns lequel dos cavaliers semblent prêts ù charger les uns contre les nuln-s. Au premier plan, coupés par le cadre, deux soldais coi. lés de schakos semblent ajuster les cavaliers.

Promenade du saint-office.

Dans un beau paysage semé de grands rochers , sur lesquels poussent des pins , des moines et des inquisiteurs défilent, et derrière eux marchent téte baissée une troupe de vieilles femmes. Les figures du premier plan représentent un grand inquisiteur avec le costume traditionnel et la chaîne d'or au cou.

(Reproduit.)

Deux femmes riant à gort/e déployée.

Cette peinture, dont il est difficile de définir le sujet, rappelle l'eau-forte des Caprices, Mejor es holgar.

Ijes Politiques.

Des personnages fantastiques se pressent les uns contre les autres pour lire un morceau de journal. La figure principale, d'un modelé remarquable, est d'un grand caractère.

(Reproduit.)

Les Gardeurs île boeufs.

Dans un beau pavsage, avec «le gras pâturages et des montagnes d'un ton roux, deux gardeurs de boeufs, dont on voit au loin les troupeaux, s'attaquent avec furie; ils sont armés de bâtons. Le bas des jambes, peu indiqué, disparait dans l'herbe.

h'S Parques.

Assises sur un nuage qui plane dans l'éther, au-dessus des arbres dont on voit le sommet, les Parques tiennent un conciliabule. L'une d'elles tient à la main un fietus qu'elle vu jeter sur la terre; la seconde ricane et semble penser au destin qui l'attend; la troisième regarde l'homunculus à travers un lorgnon.

Celte peinture a été transportée ù Vista-Alegrc, propriété de M. de Salaniancu. Elle ne serait pas de Goya, mais bien de son fils, selon que l'atteste la correspondance du marquis de l'Kspinar.

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