UN NOËL D'ALLEMAGNE
A M. Edgar Quinet.
Enfants et fleurs, vous, grâce de la vie, Calices purs d'innocence et d'amour.
Voici Noël ! Noël tous nous convie.
Mais vous surtout êtes rois en ce jour.
Au ciel, enfants, dérobez son sourire, Fleurs, à la terre empruntez vos couleurs ; Notre allégresse auprès de vous s'inspire, Enfants et fleurs !
Enfants et fleurs, ô suave rosée.
D'un Dieu clément envoi mystérieux, Vous ignorez pour toute âme embrasée Quelle fraîcheur vous distillez des cieux !
Un vent plus doux vient caresser la lyre.
Du cœur blessé vous calmez les douleurs ; Tout reverdit à votre aimable empire.
Enfants et fleurs !
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Enfants et fleurs, par quels magiques charmes. Vous, chers aux bons,mais aux méchants jamais. Au repentir arrachez-vous des larmes, A Tespérance apportez-vous la paix?
Serait-ce hélas! que, miroirs sans nuage.
Purs de toute ombre et non ternis de pleurs.
D'un ciel perdu vous reflétez Timage, Enfants et fleurs ?
Sainte au front pâle et couronné d'étoiles, A l'œil profond comme l'éternité.
Fille de Dieu qui lis en Dieu san$ voiles.
Descends vers nous, chaste Sérénité ; Sur un berceau tu mis ton auréole.
Dans un rayon consume nos langueurs ; Et, pur encens, que notre âme à Dieu vole.
Enfants et fleurs.
Heidelbei'g, Noël f843.