‹ Grains de mil: poesies et penseesChapitre 23 sur 128 · LES SAISONS AU VILLAGE · texte numérisé non relu

LES SAISONS AU VILLAGE

A M. Adolphe Pbsghier.

Monts sublimes ! Si l'Hiver glace vos «■■■■ Qui blanchissent dans Tazur, De vos flancs descend Tair pur, L'eau jaillit de vos abîmes.

Alouettes!

Du Printemps les pâquerettes Ont brillé parmi le thym ; Gais troupeaux, c'est le matin ; L'aube a lui ; tintez, clochettes !

Providence !

L'épi mûr, c'est l'abondance Que pour nous l'Été blondit ; Au soleil le champ sourit ; Le fléau bat en cadence.

Meurs, ieuillée !

Fruits tombez, l'herbe est mouillée ; Automne, ouvre tes pressoirs ; Courts sont les jours, doux les soirs ; L'oiseau fuit, chante, ô veillée !

Harmonie !

Les Saisons ont un génie ; Dans les champs et dans le cœur, Partout il veut le bonheur; Œuvre sainte, oh ! sois bénie !

Tubingue, 1848.

Page 1