Les noms, qui ont la terminaison —, font au duel J
et i>) — • >l5 juge, jL^l* — Ju^U • H en est de même, s'ils sont terminés par tS ~ et ^($ —, ex. : ^\f\ lançant, ^X^\}\ ~~ ilA^Wh f>^'* chrétien, ùL^^-* — ù^-^^^^ ♦
(a) Sib. 2° part. 11° 344, p. 90. (b) Sib. 2^ part, n^ 345, p. 91.
(c) Sib. 2« part, w^ 347, p. 93. (d) AI-Khidari, 2« part., p. 235.
n» 282-283 ] Doux. part. Ch. XVII. Du duel. 243
Terminaison en ^1 ♦
282. P Les noms de la forme MjCU ont au duel la forme ûG^J^> ~~ ô-'-J^J^s ^x- * ^^J>^^ vierge, û^^b°^p ""0:^0'^^; ï\ji- rouge, ûb'j*^ ""ùî-J^j^-
2^ Les polysyllabes, qui ont cette terminaison, forment
leur duel sans en tenir compte : ^Aj^t\s> dixième jour du
- > ^ ^^ >,> mois de mouharram, ôb^-^^c^î ^AJa} manière de s'accroupir,
6La»j* ; ^U^fi trou de mulot, ôi*^l^ \ ^Li*>- scarabée noir,
ûl--Â^; ^ijO alouette, ^jcÀ-
Exceptions. 1^ Si la terminaison en '-I— était précédée d'un j, on pourrait la changer en 0^ * ' """' ^x. : 4 l^ip chamelle qui ne voit pas devant elle, ^U I .ip — Ô^J^-^'
2° L'adjectif féminin i l ?- fait parfois au duel 0^^^ j«^ (^)-
Terminaison en ^1 •
283. P Les noms, qui ont ^M — pour terminaison, forment leur duel en ^%U I — et 0*1^ 1"", quand le -^ est radical r-^l y lecteur, ô^^^ j — c/..''^*' ^^ "^^^^^ ^j* il <i lu.
2^ Les mots terminés en -^ I — reçoivent au duel la finale ûb^ ~~ et J'^jl —, ô^^l~ et Jx.^l~~, lorsque le — n'appartient pas au radical ih) : ^C ^^e^» ùbU- <^u ^^i^ l^^ : -iC,>caméléon, ûb«^ — ctJ^-T ^^ ô^^tT — ct^^-T; '^bj manteau^
(a) Al-Khidari, 2« part., p. 235. (b) Sib. 2® part, n» 347, p. 92.
244 Deux. part. Ch. XVII. Du duel. [ n" 283-28G
ûb^^j "~ Ô-J^-^J 6t y^'^bj — 0:^' -^J ? ^^f vêlement, Ô^jl3^—
Remarque. Si un mot était simplement terminé par un 1^ , on lui ferait suivre la règle générale : Uj faon, ô^j: ^-^»- milan, (j\x->- (a); ►^t.
Terminaison en <> ^ •
284. Les noms propres en 4j*j n'ont pas de duel; on le remplace par une périphrase : «d* ^jl- 1 jS ^G ^<?5 deux Sibaoïiaïhi
5e sont levés \ [/''^^ )* Jaii oU /es ûfeî^^c Naftaouaïhi sont
Terminaison en S •
285. Cette terminaison se conserve toujours au duel ; sont exceptes î*! l et L.^ qui font J[}\ et OL^, ainsi que soi du même âge, J\j\ .
Mots irréguliers.
286. Le duel de ces mots se tire en général de la forme irrégulière du singulier, ex. : ^Jl nom, yW[ ; ^-^ année, obi-; zJ^ sœur, Jc^\.
Exceptions. 1^ ^1 père et ^1 frère font au duel
01 j> \ et û^ j^l ♦ 2^ C^ /^^^^ 21 pour duel o£L'l et ^0^ • 3° O) mam fait Jl jT et quelquefois 0^ jo .
(a) Zamakhcbari, p. 74.
n» 286-288] Deux. part. Ch. XVII. Du duel. 245
4^ Les deux mots *i sang et ^ bouche ont trois formes au duel : Cj^a^ , ô\^^ et ûU-*^ î ùUi , ûL-U et ûU*-* • Les deux dernières sont les moins usitées.
5° -jA c^05e a pour duel ot^» et i^Cyf^, 6^ Le mot ^'>- gendre fait au duel Ol^ et û^ y^ .
Duel collectif.
287. Du pluriel ou du nom de genre se forme parfois un duel indiquant une double collection ou une double réunion d'objets de la même espèce : ^^ lance, ^Uj lances, ÔWU^ lances de deux familles; ^.l brebis (nom de genre), ^i> deux troupeaux de brebis ; J)[ chameaux, o^^X deux troupes de chameaux.
Annotation.
288. 1^ Deux objets, qui d'ordinaire sont constamment associés, se désignent quelquefois par l'un des deux mis au duel : ejl père, û^jl V^ l^ père et la mère; vljlill l'Euphrate, ôtlill le Tigre et VEuphrate; J2^\ la lune, i)\Jji>\ le soleil et la lune; s^o^ll Bassora, ôt^aJ^ Bassora et Koufa; J^l« orient, i}C^jtX I V orient et l'occident.
2^ Le duel est aussi employé par antonomase pour désigner deux objets différents, ayant entre eux une certaine relation : ^^1 excellent, OÛ^Vl l^ boire et le manger; ^o^ ci^e, Jjl^pol I Bassora et Koufa ; sj fraîcheur, i K^ temps, ^j: ^^ ^a^ froid, frais, Jf% , ^:j:^fj\ , ûblnH et O'^a'^'' ^^
246 Deux. part. Ch. XVII. Du duel. [ n» 288-289
matin et le soir; ^■\ ronge, û^j^V' le ^i^i et la viande ou Vor et le safran; ^^V^ la plus petit, J\lJ^\ le cœur et la langue^ j<ij>^ nouveau, J;ia) -\ >>-\ le jour et la nuit;
0^-^-d^l ^l:^' U o jj^5 c.^- <^ jUj^ J,1 û^^— 4^^ ^j^ nous sommes dévoués au service de Dieu Tout-Puissant, tant que la jiuit succédera au jour; Oo-V^ le plus nouveau et >l« temjjs, Ô^-^V I et O'jU ' le jour et la nuit; U* serviteur, OMû^l /^5 hommes et les génies; ^\ blanc, i)\^^^\ /e /â5z7 6?^ Veau\ ojlj aidant, J\Si\]\ le Tigre et V Euphrate ; j>U palpitant, ^Ài\^\ V orient et V occident ; ^^1 nceV^
;^o^^5 sommes de ceux qui mangent des dattes et boivent de l'eau, et non pas de ceux qui mangent de la viande et boivent du vin; "k p noble, Jcz^\ les deux yeux ; ,^^1 très vilain, Jt^^\ l'insomnie et l'anxiété; t;) femelle, vjCuVl les deux oreilles.
Du duel des noms composés.
289. P Les noms composés d'un nominatif et d'un génitif mettent seulement au duel leur nominatif: {S^^ J\ chacal, tijl Lil— (^ji |>'l ; ^"jyA^ espèce de grand lézard, ÛL ,^yi et ^yl c/L; >«l JL-t Obaïd- Allah, «Cyl Lu^ — -ûil (^-^-^«
2^ Quant aux noms patronymiques, ils se construisent de la même façon : a>*3j> i Abou-Zaïd, jl'j ij) i ; >^' Ol'i ibn-az- Zoubaïr, > -Jl b'i. On met aussi quelquefois au duel les deux noms qui les composent : ô'Jjb'^il \y\, ix'^'j^' ^\*
n° 289-291 ] Deux. part. Ch. XYlIl. Du pluriel de la prem. classe. 247
3^ Les noms propres, composés de deux mots inséparables (182, 1°), ajoutent à leur singulier IjS ou >Î5^ ex. : "^j^j^^ Iji ou \^y^\^^j^m.A les deux Mdadikarib. ôi S^j<^ est rare.
4^ Dans les noms composés d'un substantif et d'un verbe, ni celui-ci, ni celui-là ne se décline; on se sert alors d'une périphrase : It Ja» LJb^ cl ^^>- ^^^^^ venus à moi les deux (possesseurs du nom ) Taahhatha-Charran; ou bien encore L^!>0 Lt Ja) U c^^U les Taabbatha-Charran sont venus à moi tous les deux.