‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 157 sur 409 · Le prétérit de l'indicatif a les terminaisons suivantes · texte numérisé non relu

Le prétérit de l'indicatif a les terminaisons suivantes

lia S. 1 Je c)iant-ai fîn-is

fln-is

fin-it P. 1 N. chant-âmes fui-imes

fin-ites

fîn-irent

Ainsi la forme caractéristique du prétérit est la voyelle a ou ij à laquelle s'ajoutent les teiminaisons persoimelles ; mais à la 1. et 2. P. ces terminaisons sont — fnes, — tes^ et la voj^elle prend un accent circonflexe. En outre, au prétérit comme au présent, les verbes en er rejettent la terminaison s de la 1 . S., ainsi que le t étymologique de la 3. S. : je chantai, il chanta (v. fr. il cliantai).

Dans les verbes en ir à radical allongé, le présent et le prétérit se confondent au singulier; mais au présent le i fait partie du radical Je? /îwi-s, tandis qu'au prétérit il appartient à la terminaison : je /î«-is.

T^ prétérit français dérive du parfait latin, et les formes a (è à la 3. P.) et i répondent aux caractéristiques a et » des conjugaisons latines. Le ( de la 3"* personne dans les verbes en er n'a disparu que vers le XV* siècle en persistant toutefois dans la forme interrogative : chantat-il, que nous écrivons aujourd'hui: 'Cfiantu-t-ilj comme si ce t était une lettré euphonique (§ 107). — Ce n'est qu*à la deuxième personne du pluriel que Taccent circonflexe remplace un 8 étymologique (cantavxBtiê, eantastisj; à la première personne, le circonflexe est mis à la place d'un < euphonique qui existait dans l'ancien français : notts chantcts^ me» (latin cantavimus).

3. Jj imparfait du subjonctif est formé du prétérit de l'indicatif et intercale ss entre la forme a ou i et les terminaisons du présent du subjonctif: que «oî/s flrim-a-ss-ions, j> romp-i-ss-e; toutefois le e de la 3. S. est supprimé et le t étjnnologique reparaît, d'où il chantât, c'est-à-dire c/iaw/-ast et non c/mw/-asse.

lia S. i Que je chant-asse fin-isse

fln-lsses

(in-it P. i Que nous chant-assions fln-issions

fln-issiez

fln-issent

Ce temps dérive de la forme contractée du plus-que-paqfait du subjonctif : 'CarUiLBBem pour carUiiVissemy d'où chantasse; le t est resté à la 3. S., parce •qu'il était appuyé par une autre consonne : eantasset pour cantavisêet, d*où

Ayer, Grammaire comparée 16

Que je

chant-asse

Que tu

chant-asses

Qu'il

chant-ât

Que nous

chant-assions

Que vous

chant-assiez

QuMls

chant-assent

II b

part-isse

romp-isse

part-isses

romp-isses

part-lt

romp-lt

part-issions

romp-issions

part-issiez

rom}»-isstas

part-issent

romp-issent

Page 1