‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 20 sur 409 · j objet est de deux espèces,'savoir · texte numérisé non relu

j objet est de deux espèces,'savoir

a) Le cotnpléfnenij qui peut être :

1** Un complément direct, exprimé par un substantif ou un mot de nature substantive, sans préposition : Le soleil éclaire la terre. Le soleil nous Maire.

2** Un complément indirect, exprimé par un substantif ou un mot de nature substantive, précédé d'une préposition (le pronom conjoint fait exception et ne prend pas de préposition) : Je donne du pain à l'enfant* Je lui donne du pain. — Tu dépends de ton père. Tu dépends de lui.

b) Le circonstancid (de lieu, de temps, de manière, de cause ou de but), exprimé par un adverbe : Les heures passent rapidement; — ou par un cotnplémefU adverbial^ c'est-à-dire par un substantif précédé d'une préposition : Les heures passent avec rapidité.

5. Ïj attribut s'exprime par un adjectif ou un participe : Dieu aime les enfants sages. CTest un homme expérimenté ; — par un pronom adjectif : Cet enfant est appliqué; — par un nom de nombre : La semaine a sej^t jours; — ou par im complément attributif, c'est-à-dire par un substantif, un pronom ou un infinitif précédé d'une préposition : un palais de roi, le livre de Pierre, Vamour de soi, Vart d'écrire.

On peut représenter comme suit cette classification des propositions accessoires ou subordonnées :

IVop. conjonctive; *"°'*^"""^* {complétive : Je drslre qu'il tnnHiUle.

(adverbiale circonstancielle : Ne le dérangez iiaa lorêqu'U travailla.

Uuhstantivé> \ subjective : Qui travaille prie.

IVop. relative jî>uw>ian c jcomplétive : J'estime celui qui travaille.

(udjective attributive : L'élève qui tinvaille fait des progrès.

Pr. interroKixlivc substantive complétive : Dites-moi comment il travaille.

5. Les propositions subordonnées peuvent être de même rang : Un âne qui portait des reliques {V^ rang) sHnuigina qu'on Tadorait (1^' rang), ou de rang différent : Le sable de la mer Caspienne est si hbtïl que les Turcs disent en proverbe (l""' rang), qu'il pénètre à travers la coque d'un œuf (2** rang). Trajan avait pour maxime qu'il fallait (1"" rang) que les citoyens le trouvassent tel (2® rang) qu'il eût voulu trouver l'empereur (S*" rang) s'il eût été simple citoyen (4* rang).

0. Les propositions subordonnées peuvent être coordonnées entre elles; c'est ce qui a lieu lorsqu'elles sont de même rang, de même natui*e et qu'elles dépendent du même mot^ substantif ou verbe : Il semble que de tout tetnps lu vérité ait eu peur de se motif rer aux hommes et que les hommes aient eu peur de la vériti. Heureux (sont) les hommes qui se dégoûtetU de^ plaisirs violents et qui savent se cofitenter des douceurs d'inw vie innocctite.

7. On appelle proposition abrégée ou réduite tout membre de phrase qui a la signification d'une proposition accessoire sans en avoir la formé. Il y en a trois sortes :

a) La proposition infinitive : 11 est nécessaire d'étudier (= que Von étudie.)

h) La proposition participe : T^e chrétien croit à un Dieu possédant ( = qui possède)toutes les perfectiofus.

r) La proposition gérondive : On ajypreiul en étudiant (= lorsqu'on étudie).

On appelle gérondif le participe employé comme adverbe. Le gérondif est toujours précédé de la préposition en.

8. La proposition subordonnée est dite elliptique, loi'squ'il y a contraction, c'es^ à-dire que l'une ou l'autre de ses parties €st sous-entendue, comme dans : Faites comme lui (fait).

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