Les circonstanciels de lieu et de temps s'expriment
a) Par un substantif ou un pronom précédé d'une préposition ou par un substantif à l'accusatif: Il triompha des vents pendant plus d'un voyage (La F. VII, 14). Les bi-ises soufflent de la mer vers la terre pendant le jour, et pendant la nuit elles soufflent àe la terre vers la mer. Après la pluie, le beau temps. L'été il habite la campagne.
b) Par les mots de rapport appelés adverbes de lieu et de temps et qui marquent en général la relation à celui qui parle : Votre livre n'est 2>cis là; // est ici. Allez là. Les gens oisifs s'ennuient partout. — Il est arrivé hier et il paiiira demain. I^s commencetnents sont toujours difficiles.
5. Le cii'constanciel de manière marque la manière d'être ou les rapports de qualité et de quantité de l'action.
a) Le rapport de qualité répond à la question comment ? et s'exprime: V* ^nxwn adverbe de manière: Etudiez bien. La jeune fille jxirle modestement. Tenez bon ; — 2** par un substantif précédé d'une préposition : Ijo jeune fille parle avec modestie. // me laisse en un coin sans herbe (La F. X, 2). L enfant tmnba dans Veau par inadvertance. // va à tout vent. On n'éclaire jxis les esprits à la lueur des bûchers. Il inange son blé en
herbe. // sait cela sur le bout du doigt. — La manière est quelquefois exprimée par la préposition en marquant la comparaison: Il joue en maître (comme un maître joue).
Dans la manière on comprend aussi Tinstrument au moyen duquel l'action s'effectue : Les paysans se battirent avec des fourches.
La manière est en quelque soile la qualité du verbe, qui ne forme avec l'activité énoncée qu'une seule idée : parler fort = crier, ai/^r vite = courir. xVussi les adverbes de manière sont-ils en général formés d'adjectifs ou de substantifs abstraits, et de même que les adjectifs expriment les qualités des objets comme opposées Tune à lautre^ par exemple : homme prudent, homme imprudent, de même les adverbes de manière marquent en général par l'opposition des idées l'espèce particulière ou la manière de l'action, par exemple : parler prudemment, parler imprudemment. On peut donc considérer l'adverbe de manière comme l'adjectif du verbe.
h) Le rapport de quantité indique V intensité de l'action, c'està-dire le nombre, la mesure et le degré ; il répond à la question combien? ou à quel degré? et s'exprime: P par \m adverbe de quantité ou d'intensité: Il travaille (à quel degré?) beaucoup. Le malheur qu'on mérite accable davantage. Parlez tout bas; — 2** par un substantif précédé ou non d'une préposition : Ce litre coûte (combien?) cinq francs. Il aime le jeu à l'excès.
Souvent Tidée d'une action est liée au verbe sous la forme d'un circonstanciel de temps ou de manière : Il mange sans appétit. W dort les fenêtres ouvertes. Ce rapport est surtout marqué par une forme particulière du verbe qu'on appelle gérondif: Il partit en riant. En pareil cas le gérondif peut se remplacer par une proposition précédée du mot et : Il mange et n'a pas d'appétit. Il partit et il rit.
G. Le circonstanciel de cause désigne la cause ou fe but d'une action et répond à la question 2)our quai? Il s'exprime par le substantif précédé d'une préposition : Judas s'' étrangla de désespoir. Uenmù est entré dans le monde par la paresse. Nous fiaissonsj nous vivons pour la société.
On distingue trois espèces de causes, savoir :
a) La cause réelle que l'on distingue en: 1*^ cause pliysique^ ou ce qui produit V effet: La glace se fojid parla chaleur; — ^ cause morale, ou le motif qui détermine Vactian du sujet : V enfant sage obéit par amour; — 3" cause logique, ou la raison sur laquelle se base un jugement : Nous cofinaissons Dieu par ses œuvres. // mourut de la fièvre. Les Pharisiens priaiefit par hypocrisie. On distingue le vin à son goût.
b) La cause possible^ ou la condition moyennant laquelle l'action a lieu : Les raisins mûrissent vite par une grande chaleur (si la chaleur est grande).
c) La concessiofij c'est-à-dire une circonstance qui, tout en
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