Le mot autre a un double emploi
a) Il est nom de nombre et maiYiue Vordre quand il a le sens du latin aller et s'oppose à un : Il s'âait informé de ce qui s'était passé dans Vune et /'autre armée (Volt.).
En pareil cas, un et autre peuvent s'employer absolument, et alors ils sont substantifs, puisqu'ils prennent l'article : Je n'ai vu ni /'un ni /autre. L'un vwd /'autre. Des deux lifres
ue vous me demandez, voici /'un, voilà /'autre (Ac). Aimez-voiis
es uns les autres.
b) Autre a encore le sens du latin alius et signifie distinct : n aineim son frère et deiw autres personnes. Quel autre $^efi serait avisé? /)' autres sauraient vo^is flatter; moi je vous dis la rérit/' (Ac.) ; OU différent : Cest autre chose que j exige. Autre est promettre^ autre est donner (Ac). S^ije ne vaux jxts mieux^ au moins je suis autre. (J.-J. R.).
3. Tous les noms de nombre peuvent s'employer absolument, soit comme noms communs : le dix de cœur, un cent de piquet j un cent d*œufs^ soit comme noms propres, et dans ce dernier cas, ils s'écrivent avec une majuscule : le conseil de>- Dix ou les Dix (à Venise), les Seize (du temps de la Ligue), les Quarante (de l'Académie française) (§ 137), les Cent-Jours, Ir conseil des Cinq-Cents, etc. Les noms de nombre employés substantivement ont toujours l'accent tonique.
4. Les noms de nombre cardinaux s'emploient à la place des ordinaux pour indiquer :