Comme le conditionnel présent, le conditionnel passé
s'emploie surtout dans la phrase de supposition (v. § 306):
Lei^ Romains auraient conservé V empire de la terre ^ s'ils
avaient conservé leurs anciennes vertus (Boss.).
Grand dieu, dit Philémon, excusez notre faute :
Quels humains auraient cru recevoir un tel hôtef (La F.)
Moil le faire empereur f Ingrat ! Vavez-vous cru f
Quel serait mon dessein f qu'dXLTdàB-je pu prétendre f
Quels honneurs dans sa cour y quel rang pourrais-je attendre? (Rac.)
n. Impératif.
1. \j impératif est le mode de la nécessité; il marque l'action comme nécessaire en vertu de notre volonté. Si je dis : Tu ouvres la lettre^ j'indique ce que fait la personne à qui je m'adresse : c'est l'indicatif. Mais si je dis : Ouvre la l-ettre^ je n'indique i)as ce qui se fait, mais je dis ce qu'on doit &ire. La pensée exprimée par l'impératif est donc un acte de la volonté, comme une prière ou un commandement. Il y a toutefois une bien grande différence entre un ordre et une prière ; mais la langue se sert de la même forme pour exprimer l'un et l'autre : cette forme s'appelle le mode impératif ou simplement \ impératifs d'un mot latin (imperare) qui signifie commander.
Le simple désir ne se marque pas par Fimpératif ; on se sert pour l'exprimer: lo du subjonctif employé comme optatif (§ 208) : Dieu le Yeuille ; — 2» du conditionnel (§ 205) : Que je voudrais savoir le dessin! — 3<> de l'imparfait âa rindicutif avec si: Oh! si je pouvais le voir!