‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 329 sur 409 · C. Cause · texte numérisé non relu

C. Cause

1. Le circonstanciel de cause marque h, cause on V origine, le but et le mot/en de l'action (§ 1 38). Les prépositions qui expriment ces divers rapports correspondent à celles qui désignent le point de départ ou la direction rf'oô, le point d'arrivée ou la direction ow et la situation ou le lieu proprement dit.

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Ce sont :

a) De^ à cause de^ pour la cause : Il tremblait de peur.

b) Par, malgré, moyennant^ pour le moyen : Un avetigle mit par les yetix de son guide,

c) A, paiirj pour le but ou le résultat : On est allé à s&n secours. Cette lettre n'est j)as pour lui (Ac).

2. Un certain nombre de verbes sont suivis tantôt de de, tantôt de à, et la diflTérence entre ces deux locutions ressort de la nature même et du sens de ces deux prépositions : de marque la cause ou l'origine et à le but ou l'objet de l'action : Il m'9L servi de ph^e. Ce bateau sert à passer la rivière. Cette différence entre de et à est conforme à leur origine, puisque de signifie hors de, le point précis, ceitain, fixe du départ; à, vers, le point où l'on va, où Ton tend, où l'on cherche à aller, où Ton ne sait pas si l'on arrivera. Voici d'autres exemples : Il est convenu lui-même de sa méprise. Cette place aurait bisn convenu à mon frère, — Ils sont échappés du naufrage. Ils ont échappé à la tetnpête, — La lune emprunte sa lumière du soleil, J^emprunterai cette somme à un ^^ mes amis. — i/joue de toutes sortes d! instruments. Il joue aux échecs. — Il manque de toid. Il a manqué au rendez-vous, — Cette femme ne s'occupe q^ie de son ménage, de son mari et de ses enfants. H ^occupe à son jardin, — Le mulet participe de Vdne et du cheval. Il participe à tous les profits et à totiles les pertes de la société. — Le médecin ne répond pas de sa vie. Je ne trouve pas d^expres" sion qui réponde biett à fna pensée. — On le taxe aavarice. On a taxé ces vacations à tant. — Il tient beaucoup de son père. Sa vie ne tient jw'à un fU (Ac). — Certains verbes suivis d'un infinitif demandent également tantôt de et tantôt à, selon le sens (§ 209), par ex. : On commença d'ouvrir la tranchée. La dispute commençait à s'échauffer (Ac), Mais, dans le plus grand nombre de cas, les distinctions que les grammairiens français ont établies à ce sujet sont contredites par l'usage et l'autorité des meilleurs écrivains.

3. De, par. Avec les verbes passifs, de sert à indiquer un fait habituel et se produisant tout naturellement ; on emploie par pour exprimer une volonté expresse, une intention bien marquée : f ^w général est suivi de son armée, et suivi de près par les troupes ennemies.

Une seconde différence, dérivée de la première et plus apparente, consiste en ce que par et efe s'emploient plus volontiers, l'un au propre et l'autre au figuré: On est saisi par des voleurs. On est saisi de crainte, de dotdeur,

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