‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 376 sur 409 · POSTÉRIORITÉ · texte numérisé non relu

POSTÉRIORITÉ

On exprime quelquefois le moyen par rinfinitif construit avec par: Vengeons-nous par en médire (Courier).

Quand on nie la simultanéité de deux actions dont Tune exprime la manière ou le moyen, on se sert de sans avec Y infinitif: n parle sans bégayer. Il répondit SÀns hésiter. On ne peut le regarder sans rire. Il apprend sans étudier. J'ai passé la nuit sans dormir. On peut vivre heureux sans être riche ; — ou de sans que avec le subjonctif: On ne parvient à rien de grand sans qvL*il en coûte beaucoup (y. § 308).

La forme verbale en ont n'est gérondif que si elle est précédée de la préposition en, et il y a une différence de sens entre : Il s'en va chantant, et : n ê*en va en chantant, de même qu'entre : On voit la sueur ruisselant sur son vir sage, et : On voit la sueur ruisseler sur son visage. Le gérondif, exprimant la simultanéité et plus souvent le moyen, ne saurait être confondu avec le participe présent invariable, qui marque le temps ou la cause de l'action : En Toulant contenter tout le monde , vous ne contenterez personne. Voulant (s= parce que ou comme vous voulez) contenter tout le monde, vous ne contenterez personne. Ainsi dans ce vers : Taurai, le revendant, de Vargent bel et bon (La F. Vil, 10), revendant est participe et non gérondif, il marque le temps (= lorsque je le revendrai) et non pas le moyen ou la simple simultanéité. Même lorsque le gérondif marque la simultanéité, il se distingue encore du participe présent qui marque aussi la simultanéité, mais en indiquant en même temps l'état de l'action : Je Vai rencontré en me promenant (pendant queie me promenais). Je Vai rencontré me promenant (= comme je me promenais).

C'est à tort que Ton prétend que l'on ne peut pas mettre la préposition en devant étant et ayant : Vous êtes le vrai maUre en étant le phis fort (Volt.).

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