SIGNES PUREMENT DI8TINCTIP
Que deviendrai-jef hélas î si vous m'abandonnez (Fén.). Oh/ oh! dit'Uy je me reproche Le sang de celte gent: voilà ses gardiens S'en repaissant eux et leurs chiens , Et moiy loup, j'en ferai scrupule f (La F. X, 6). D'où veneZ'-vous ainsi? Que nous direz^vous de bon? N'y a^t^il rien de nouveau? (La Br.).
Malheureuse! quel nom est sorti de ta bouche! (Rac.)>
La plupart des interjections demandent le point d'exclamation, à l'exception de 6, qui ne prend ce si^e qu'après le substantif suivant: 0 temps I 6 mœurs!
3. La parenthèse signifie que Ton jette dans la phrase un mot ou une pensée intermédiaire qui explique le reste^ mais sans en altérer la construction. La parenthèse peut avoir sa ponctuation propre, mais elle n'a aucune influence sur celle de la phrase, et, si le mot qui la précède doit être suivi d'un signe de ponctuation, ce signe se place en général après et rarement avant la parenthèse fermée :
Ah! les rois, qui \peuvent tout (je le vois, mais hélas! je le vois trop tard), sont livrés à toutes leurs passions (Fén.)'
Un lièvre en son gite songeait, (Car que faire en un gite à moins que Von ne songe ?J Dans un profond ennui ce lièvre se plongeait : Cet animal est triste, et la crainte le ronge (La F. U, 14).
La parenthèse, quand la proposition est très courte ou d'un emploi fréquent, est ordinairement remplacée par deux virgules : Ce rCest pas là, croyez-m'en, le moyen de réussir; ou même par deux tirets : On croit — chose étonnante — que la vie est longue.
4. Lès poi7its suspensifs servent à marquer une réticence ou une interruption dans le discours. Dans une citation, ils indiquent qu'on passe exprès quelques mots qui ne sont pas importants.
Je devrais, sur Vautel où ta main sacrifie,
Te,.. Mais du prix qu'on m'offre il faut me contenter (Rac).
AHicle IV. — Signes purement distînotife.
1. Ces signes sont : les guillemets (<r »), le tiret ou trait de séparation (-), Yaccolade, Vastérisque (*), le poitit ahrématif ou point (^abréviation et les lettres majuscules.
2. Les guilletnets indiquent une citation. On les place au commencement de chaque ligne et à la fin de la dernière, ou au commencement et à la fin de la citation. Quand la citation
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est courte, on l'écrit en italique, ou on la souligne dans récriture.
Faliéro, se proposant de faire couler le sang des tyrans, s'écrie : «... Ikins son sang noyez la tyrannie. »
3. Le tiret, qu'il ne faut pas confondre avec le trait d'union, s'emploie ordinairement pour indiquer un changement d'interlocuteur.
Qu'est-ce làf lui dit-il f — Rien, — Quoit rient — Peu de chose (La F. 1,5).
4. h^accdade est une sorte de trait en forme de crochet brisé à son milieu, qui sert, dans l'écriture et dans l'impression, à embrasser plusieurs objets, soit pour en former un tout, soit pour montrer ce qu'ils ont de commun ou d'analogue entre eux.
L'accolade s'emploie souvent dans les comptes, dans la formation des tableaux, etc., et se place, suivant le besoin, horizontalement ou perpendiculairement (exemple au § 320).
5. Jj astérisque ou étoile est un signe en forme d'étoile qui indique un renvoi, ou qu'on emploie pour quelque désignation convenue. Quand il n'y a qu'une ou deux notes dans la page, l'astérisque entre parenthèses suffit. S'il y en a trois ou plus, il faut se servir de chiffres : (1), (2), (3), etc. On remplace ordinairement par des astérisques les syllabes d'un nom propre dont on ne met que la lettre initiale : M. -4***. Souvent on met autant d'astérisques que le nom propre compoi1;e de lettres.
6. Le point abréviatif se place après tout mot indiqué abréviativement par ses premières lettres, comme v, pour voyez, c-à'd. pour c^est-à-dire, M. pour monsieur.
7. On appelle lettres majuscules, capitales ou grandes lettres, certaines lettres plus grandes que les autres et qui ont une figure différente de celle des lettres que l'on appelle minuscules ou petites lettres. On met une capitale au commencement de chaque vers, après un point, c'est-à-dire, au commencement d'une phrase, après les deux-points employés pour annoncer un discours, au commencement d'un nom propre, etc.
Le même mot peut s'écrire avec une petite ou une grande lettre, selon qu'on le considère comme un nom commun ou comme un nom propre, par ex. : Un bon père est une providence pour ses enfants. La Providence sait ce qu'il nous faut mieux que nous (La F.). — Homère était regardé comme le créateur du poème épique. Je vois partout les marques du Créateur (Pasc).
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L'emploi des magusculea n'est pas soumis à des règles fixes. L'Académie écrit : amen et Ave; les arUechrista et Y Antéchrist; le Bas-Empire et la basse Bretagne, les basses Pyrénées; le Très- Haut, le haut Rhin, un haut pays, \e haut mal; VEsprit^Saint, V Ecriture sainte, la scti$Ue Vierge, la sainte Fomille, la sainte Bible, les lieux saints, le «aint sépulcre; saint Jean, la 5ain<-/(0an, le saint-père, le «ain^«iég6, le saint-office, le «aint-empire; Notre-Seigneur; le conseil des dix, les Seite, les Quarante; la ^«antmaire de Port-Royal et le dtctûmnaire de V Académie; un bon barème, c'est on 6cm Barème; la «o/tre m^ipp^e et la Ménippée; le Pont-Neuf, le Long parle' ment, le Théâtre-Français, la Comédie française, les Francs «aliène, les ^ronditM, les froia Heures; c'est un «avoi/ard (homme grossier), un acaptn, un a^ide, c'est son «o«ie, un service de sèvres, une garniture de valenciennes, etc.