‹ Grammaire comparee des langues bibliques application des decouvertes de champollion a l'etude des langues dans lesquelles ont ete ecrits les livres saintsChapitre 1 sur 9 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Faciliter et rendre plus générale l'étude des langues orientales par l'application des découvertes de Champollion , tel a été notre but en nous livrant aux longues recherches comparées dont nous publions aujourd'hui la première partie.

Cette première partie contient tout ce qui concerne l'alphabet, et nous pensons qu'il n'est plus possible d'en contester l'origine et la filiation, après les lumières si vives que l'illustre auteur a versées sur ce sujet jusques-là si obscur. Ce ne sont plus ici, en effet, les théories hasardées et systématiques de Court de Gébebn et de tant d'autres qui ont écrit sur cette matière avant que les véritables données de 1 egyptologie fussent livrées au monde savant. Ce sont des faits bien et dûment constatés, ce sont des notions certaines et positives, qui désormais forment la base solide sur laquelle pourra s'élever l'édifice de la science des langues de l'Orient.

L'explication de l'alphabet réclamait des développements graphiques tout particuliers pour être claire et facilement intelligible. Aussi ,

n'avons-nous pas hésité à consacrer à chacune des lettres une planche spéciale , et c'est le grand nombre de ces planches qui nous a déterminé à faire paraître séparément cette partie de notre travail. L'usage en sera ainsi moins incommode, et ce petit volume, formant une sorte d'Atlas, pourra plus facilement être consulté et mis en regard des autres parties de l'ouvrage, toutes les fois qu'un doute s'élèvera sur l'origine , la figure primitive ou la signification d'un des éléments de la langue écrite, à l'occasion d'un texte qu'il s'agira d'élucider, ou d'un principe dont il y aura lieu de faire l'application.

La seconde partie contiendra la grammaire des langues hébraïque, chaldaïque, syriaque, arabe, comparées entre elles d'abord, puis à l'égyptien , dont nous donnerons une double grammaire, d après Champollion pour la langue ancienne, et d'après A. Peyron pour la langue cophte proprement dite.

La troisième partie offrira la glossologie comparée des mêmes langues.

Puissent ces faibles essais contribuer quelque peu à exciter le goût des fortes études dans ceux qui ont à expliquer les Livres Saints! Nous nous regarderons comme surabondamment dédommagé de nos fatigues, si nous aidons en quelque chose à obtenir ce si désirable résultat.

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