EL
Pures.
Aspirées.
Pures.
Aspirées.
Gutturales. ,
kh (k-h)
g(gue)
ii(gn)
Palatales. . .
/.(tell)
/.// (tch-h;
SK dj-h)
Dentales . . .
th (t-h)
dh (d-h)
Cérébrales. .
th (t-h)
dh (d-h)
/(cil)
Labiales . . .
pii (p-h)
bh (b-h)
Plus deux signes auxiliaires qui se placent en certains cas à la fin des mots* : 1° l 'anusvâra (son qui
1 . On plus rarement à la fin du premier membre des composés, ou meme à la fin du thème avant certaines flexions.
vient après), qui remplace un m ou un n final, et nasalise simplement la voyelle sur laquelle il se pose, comme notre n dans enfant. On le transcrit par un tilde ~ sur la voyelle. 2° Le visarga (émission), qui remplace en certains cas s ou r final. Il indique une aspiration faible à faire entendre après la voyelle. On le transcrit par deux points : .
Nous n’avons pas indiqué de différence entre la prononciation des dentales et celle des cérébro-dentales ou cérébrales, parce qu’il en existe fort peu pour notre oreille. Les cérébro-dentales sont des dentales prononcées avec la langue repliée d’une certaine façon. Comme le reste des langues indo-européennes les remplace par des dentales, on en a conclu avec raison qu’elles n’étaient pas originelles, et qu’il y fallait voir une dégénérescence des dentales, communiquée au sanscrit par les races indiennes aborigènes.
R et / sont comptés par les grammairiens indiens comme des semi-voyelles, à cause des deux pseudovoyelles ret l (§ 4), auxquelles ils se rattachent. Nous n’avons pas maintenu cette classification, due à une fausse appréciation de ces deux sons hybrides, et r et l constituent pour nous l’ordre des liquides.
La nuance exacte qui distinguait la prononciation du ç de celle du s est incertaine aujourd’hui ; mais ces deux lettres diffèrent par leurs affinités, l’une tenant aux palatales qui sont un affaiblissement des gutturales, et l’autre aux dentales. Quant à la troisième sifflante s, elle n’est qu’une dégénérescence cérébrale du s dental, quelquefois du ç , et l’on suppose, avec la tradition brahmanique, que la prononciation s’en rapprochait du ch français.
Le h qui transcrit l’aspiration simple du sanscrit, ne saurait être confondu avec celui par lequel on désigne les aspirées kh, gh, etc., par cette simple considération que l’aspiration simple ne vient jamais à la suite d’aucune explosive. Par conséquent, dans nos transcriptions, h, venant à la suite d’une explosive, fait corps avec elle, n’est pas une lettre à part et ne fait pas position.