‹ Grammaire comparée des langues classiques phonétiqueChapitre 13 sur 82 · De C accentuation des langues indo-européennes, p · texte numérisé non relu

De C accentuation des langues indo-européennes, p

que ; et il est évident que dans la prononciation du mot elles occupent un certain temps l'organe de la parole; c'est pourquoi, que ce temps soit si court et si peu mesurable qu'on voudra, il faut bien leur accorder une certaine quantité.... Quand les consonnes s'accumulent après une voyelle, les organes mettent à les prononcer plus de temps et d'efforts que s'il n'y en avait qu'une seule. Cette durée s'ajoutant à celle de la double voyelle, on considère la voyelle comme ayant elle-même reçu l'allongement, et on la nomme longue par position »

A notre avis, les deux savants auteurs ont tout à fait raison, mais leur théorie ne rend pas un compte assez clair de cet allongement de la syllabe par les deux consonnes, qui heurte nos habitudes modernes ; surtout elle n'explique pas l'antinomie entre cette loi et celle qui règne dans les langues germaniques. L'allongement par position avait probablement pour cause une difficulté de prononcer plusieurs consonnes de suite. On s'en peut faire une idée quand on entend les Orientaux qui parlent aujourd'hui notre langue. Un Persan qui parle français prononce ferançais, obejet*. Entre les consonnes qui s'accumulent , sa voix peu agile insère un e muet très-bref, une espèce de scheva hébraïque. 11 suffit qu'une difficulté semblable se soit rencontrée dans la prononciation des langues anciennes, pour expliquer l'allongement d'une syllabe qui, à sa voyelle brève valant un temps, ajoutait un

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