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Les grammaires sanscrites mettent encore au compte du

|§35| VOCALISME. 53

Si l'on recherche la raison du guna, de la vriddhi et des renforcements en général, il est naturel d'y voir une insistance emphatique delà voix, destinée à appeler l'attention sur la syllabe qui les porte et à lui donner plus d'importance. Cette explication est fortifiée par la coïncidence, sinon absolue, au moins générale, qui existe entre l'accent tonique et le renforcement. Dans la majorité des cas, le renforcement se rencontre avec le libre accent du sanscrit. Ainsi la racine verbale bhid (fendre) fait au parfait redoublé bibhâida (j'ai fendu), avec guna du radical accentué, et bibhidimâ (nous avons fendu), sans guna du radical inaccentué. On a de même tutâuda (j'ai piqué), lutudimâ (nous avons piqué), yj lud (lat. tundere). Le verbe i (aller) frappe de guna le radical dans les personnes du présent où le radical est accentué, et le laisse sans renforcement dans les personnes où il n'est pas accentué: aimi 9 aisi, aiti (eo, is, it), imàs. ithâ, jdnti pour * iânti (imus, itis, eunt). Le grec suit ici le sanscrit pour le renforcement, mais avec une accentuation dérangée : el[ii, elç, et<n, ïu.ev, ire, îast : à cause de ce principe nouveau, qu'en grec, les flexions verbales ne portent pas l'accent.

Nous allons passer à l'examen successif des voyelles i et u. Nous y verrons les phénomènes du renforcement se présenter aussi dans les langues congénères, mais presque exclusivement sous la forme du guna et sans distinction de la vriddhi.

guna et de la vriddhi le passage des pseudo-voyelles r et / en ar, ar, al, âl. Nous rappelons que le point de vue comparatif amène plutôt à considérer r et / comme des affaiblissements des syllabes ar et al spéciaux au sanscrit.

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