‹ Grammaire comparée des langues classiques phonétiqueChapitre 82 sur 82 · Voy. Corssen, Aussprache, II · texte numérisé non relu

Voy. Corssen, Aussprache, II

mi • •

consonnes, n'est pas rare en latin. Épenthèse de la voyelle i dans les verbes de la con jugaison pure (3* conjugaison), Ieg4-tyjeg4-mu$. Nous avons vu (§ 193) quelque chose d analogue en sanscrit. Épen thèses dans suffi pour * es-u-mi , cp. sscr. asmi, gr. eijju pour *6G[u; dans amatur pour amat-u-se , dans teg-u- mention comparé à tegmentum ; dans al-imenUmij iïaleve; dans jEsculapius, pour gr. 'Ac-

xXuirtoç. Epenthèse de consonne entre le /w final des radicaux et les suffixes en t ou s initial : sum-p-si, sum-p-tuffij desumere; contem-p-si, contem-p-tum, de contemnere 1 .

Nous ne comprenons pas parmi les e'penthèses eu sanscrit, ni en grec ni en latin, les insertions de nasales, sscr. tudantam (vexantem) en regard de tudatai (vexanti); pinsmas = lat. pinsimus, y/ pis (broyer); gr.tap&évu (recevoir), e),aPov, sscr. yj /«M; Tuy/otvco (obtenir), eru/ov; lat. tango, tactum ; frango, fraction, etc. Ces nasalisations sont à considérer comme des renforcements, et non comme des facilités données à la prononciation.

A. Selon M. Corssen (Beitr. p. 440), le p de templum serait aussi le résultat d'une épenthèse : tcm-p-lum serait pour *temtulum, lieu coupé, limité pour prendre les auspices ; cp.le grec téjaevoç (lieu consacré), de tÉjxvo) (couper). Contemnere se rattache à Tsjxvto par un sens dérivé au moral, comme l'anglais lo vut y qui signifie au propre couper, et au figuré passer devant quelqu'un sans le saluer.

«648.— Imprimerie générale de Ch. Lahure, me de Fleurus, », à P.iriv

Page 1