TEXTE SUIVI À ANALYSER
Un favori du sultan jeta une pierre à un pauvre derviche qui lui avait demandé l'aumône; le derviche n'osa rien dire; mais il ramassa la pierre et la mit dans sa poche, espérant que tôt ou tard cette pierre lui servirait à se venger. Quelques jours après, il entendit un grand tumulte dans la rue, s'informa de ce qui le causait, et apprit que 1<» favori était tombé en disgrâce, et que ie sultan le faisait condi Ire dans les mes de la ville attaché sur an chameau et, livré aux insultei. du peuple. A l'instant, le derviche tira sa pierre de sa poche, mais ce fut pour la lancer loin de lui. « Je sens, s'écria-t-il, que la vengeance n'est jamais à propos; car si notre ennemi est puissant, elle est imprudente et insensée; si, au contraire, il est malheureux, elle êst lâche et cmelle. »
DE LA PONGTDATION. 143
ANÂLTSK.
I. DnfaTori du sultan jeta une pierre à un pauvre derviche./»r«)p.prwi€.
î. qui lui avait demandé l'aumône. Prop. compl. dét.
s. Le derviche n'osa rien dire ; | Prop. princ.