PLURIEL DANS LES NOMS EMPRUNTÉS AUX LANGUES ÉTRANGÈRES
704. Les noms empruntés aux langues étrangères doivent prendre le signe ordinaire du pluriel, lorsqu'ils sont naturalisés français par un long et fréquent usage, et surtout lorsque cet usage leur a fait prendre une forme et une prononciation toutes françaises (1).
D'après cela, on écrira :
SINGULIER
Un accessit y Un adagio. Un agenda, Un album.
Un alguasil, Un alibi.
Un alinéa.
Un allégro.
Un alléluia, Un alto.
Un andante, Un aparté, Un autodafé, Un aviso.
PLURIEL
des accessits.
des adagios.
des agendas.
des albums.
des algunzils.
des alibis.
des alinéas.
des allégros.
des alléluias.
des altos.
des andantes.
des apartés.
des autodafés.
des avisos.
SINGULIER
Un bénédicité, Un bey.
Un bifteck.
Un 6?'a{;o(appl.
Un club.
Un casino.
Un concerto.
Un critérium, Un débet.
Un déficit.
Un dilettante. Un diorama.
Un domino, Un duo,
PLURIEL
des bénédicités.
des beijs.
des biftecks.
des bravos.
des clubs.
des casinos.
des concertos des crilériums{2] des débets.
des déficits.
des dilettantes.
des dioramas.
des domîJios.
des rfuos.
(1) Il est impossible de prendre pour guide l'Académie, qui écrit, par exemple, avé et mémento sans s au pluriel, quoiqu'elle leur donne par l'accent une forme française.
(2) L'Académie écrit ce mot sans accent et ne se prononce pas sur lat forme plurielle. Nous croyons quel'usagea francisé ce mot suffisammen. pour qu'on l'écrive avec "un accent et pour qu'on y ajoute un s au pluriel