‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 306 sur 399 · C. d'Harlevillb · texte numérisé non relu

C. d'Harlevillb

Enfin, ON s'emploie avec le pluriel des et un nom : On n'est point des esclaves pour essuyer de si mauvais

traitements. (Acad.)

l'un l'autre ; les uns les autres ; l'un à l'autre ; l'un de l'autre, etc.

833. Quand les pronoms l'un Vautre entrent dans une phrase, le premier est sujet et le second complément:

L'égoîsme et l'amitié s'excluent l'un l'autre.

Dans ce monde il se faut l'un l'autre secourir.

La Fontainb.

L'un Vautre vainement ils semblent ce haïr.

BOILE.^U

Dans ces exemples, l'un remplit la fonction de sujet; l'autre, celle de complément direct ; c'est comme si l'on disait :

L'égoîsme et Vamitié s'excluent : l'un exclut l'autre.

Dans ce monde, il faut que l'un secoure l'autre.

L'un semble vainement haïr l'autre, et réciproquement.

Marquant ainsi la réciprocité et remplissant une fonction différente, les deux mots l'un l'autre ne doivent jamais être unis par et : on a donc eu raison de blâmer les deux vers suivants :

Aidons-nous l'un et l'autre à porter nos fardeaux.

VOLTAIRB.

Et nous nous encensons tous les mois l'un et l'autre.

PiRON.

Quand le complément est indirect, il est précédé d'une préposition dont le choix ne saurait être indifférent, et cette préposition est toujours amenée par la nature du verbe :

La nature les a faits l'un pour l'autre.

Les aventures se succèdent les unes aux autres.

Les vrais chrétiens se pardonnent les uns aux autres.

Ils se sont battus l'un contre l'autre.

Un lien de malheur nous unit l'un à l'autre.

Gdiraud.

On voit que, dans tous ces exemples, le choix de la préposition est déterminé par le verbe lui-même.

quiconque.

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