PARTICIPE VARIABLE
Ils SE sont PERSUADÉS fuu l'autre de la bienveillance de leur»
intentions.
Nom* NOUS sommes kssxmÈs qu'ils avaient tort.
Ils se sont assuré mutuellement
qu'ils ne SE NUIRAIENT PAS.
Remarquez que, dans les exemples de la première colonne, le pronom ^<? renferme la préposition à et constitue dès lors un complément indirect. Les compléments directs sont les deux propositions qu'on n'oserait les contredire — qu'ils ne se nuiraient pas. Au contraire, dans les exemples de la seconde colonne, se et nous sont de véritables compléments directs ; de la bienveillance — qu'ils avaient tort, mis pour de cela, qu'ils avaient tort, sont compléments indirects.
911. Le participe passé du verbe s'imaginer exige aussi une courte explication. Les pronoms me, te, se, nous, vous sont toujours mis pour à moi, à toi, à soi, etc., et ne sauraient exercer aucune influence sur le participe, qui reste toujours invariable, comme dans les phrases suivantes :
Elles se sont imaginé des choses fausses.
Nous nous sommes imaginé qu'on nous trompait.
Mais il est des cas où ce participe est précédé d'un complément direct d'une autre nature, qui amène la variabilité :
Les choses fausses Qu'elles se sont imaginées.
Ici, le participe passé imaginées s'accorde avec que mis pour choses, et rentre dans notre troisième règle générale.
912. Deuxième remarque. Les y eihes se douter, se convaincre, se présentent également avec deux compléments, l'un qui précède, l'autre qui suit le participe, et où ne figure aucune préposition apparente; alors on peut hésiter sur l'accord de leur participe. Ici, la préposition de est le plus souvent sous-entendue avant le complément qui suit le participe. Dans ce cas, le complément qui précède est direct, et le participe varie :
Nous NOUS sommes doutés qu'il ne réussirait pas dans cette affaire ;
C'est-à-dire nous avons mis nous en doute sur cela : sa réussite ila-ns celle affaire.
Cette dame s'est convaincde qu'on la trompait ;
C'est-à-dire elle a convaincu se, soi, elle, de cette chose, qu'on la trompait.
Si la préposition ae est exprimée après le participe, il ne saurait y avoir de difficulté :
Nous NOUS étions doutés de cette perfidie.
Nous NOUS étions convaincus de sa bonne fat.