DE LA PREMIÈRE CONJUGAISON
2il. Les verbes terminés à l'infinitif par cer, comme avancer, prononcer, prennent une cédille sous le c devant les voyelles a, o, pour conserver au c la prononciation douce qu'il a au présent de l'infinitif : JSous avançâmes, nous prononçons.
242. Les verbes terminés à l'infinitif par g, comme ménager, partager, prennent e après le g devant les voyelles a, o, afin de conserver à cette consonne l'articulation douce de l'infinitif: Nous ménageâmes, partageons,
243. Les verbes terminés à l'infinitif par eler, eter, comme atteler, ficeler, niveler ; cacheter, jeter, souffleter, redoublent / et ^ devant un e muet, ce qui empêche qu'il n'y ait deux syllabes muettes de suite à la fin d'un mot : J'attelle, tu ficelles, il nivellera . — tu cachettes, ils jettent, que je soufflette.
244. Nota. — L'Académie ne généralise pas cette règle; elle en excepte les verbes bosseler, botteler, bourreler, celer, ciseler, congeler, cordeler, créneler, déceler, dégeler, démanteler, denteler, écarteler, geler, harceler, marteler, modeler, peler — Acheter, banqueter, becqueter, breveter, colleter, crocheter, décolleter, déchiqueter, épousseter, étiqueter, haleter, marqueter, pailleter, racheter, qui, au lieu de redoubler l ou t, prennent un accent grave sur Ve qui précède ces consonnes : Je pèle une pomme, j'achèterai ce livre.
Cette règle du redoublement de la consonne ne concerne pas les verbes en êler, eller, comme bécer, quereller ; en êter, etter, comme arrêter, regretter. Ces verbes ont un radical unique et suivent le modèle de la première conjugaison.
245. Les verbes de la première conjugaison qui ont un e muet avant la dernière syllabe de l'infinitif, comme amener, soulever, changent cet e en è ouvert devant une syllabe muette, afin qu'il n'y ait pas deux syllabes de cette na*.ure à la fin du même mot : Il amène je soulèverai.
246. Les verbes de la première conjugaison qui ont un ^ fermé avant la dernière syllabe de l'infinitif,
comme espérer^ empiéter, changent cet ê en è ouvert devant une syllabe muette : J'espère, il empiète.
Dans tous ces verbes, l'Académie maintient IV fermé au futur simple et au conditionnel présent : ISous espérerons, vous empiéteriez.
247. Remarque. Le* verbes en éger, comme abréger, protéger, étaient exceptés de cette règle; on écrivait : f abrège, qu'il protège, avec l'accent aigu. L'Académie veut qu'on écrive aujourd'hui : f abrège, qu'il protège , avec l'accent grave.
248. Remarquons aussi que les verbes en éer prennent deux é fermés et un e muet au féminin singulier du participe passé : L'âme a été créék immortelle.
249. Le verbe arguer prend un tréma sur Ve muet au prés, de l'indic. et du subj. : Targu e, tu argu es, qu'ils argu ënt.
250. Les verbes terminés à i'mtinitif par yer comme coudoyer, appuyer, changent y en i devant une muet : Je coudoie, il appuiera.
251. Mais si le verbe est terminé en ayer ou eyer, comme effi^ayer, grasseyer, il est d'usage de conserver Vy : J'effraye, Paul grasseyé.
252. Il faut remarquer que tous les verbes terminés par yer, ier, et, en général, ceux qui ont le participe présent en yant, iant, à quelque conjugaison qu'ils appartiennent, prennent, les uns un y et un i, les autres deux i de suite à la première et à la deuxième personne du pluriel de l'imparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif : Nous essuyions, vous essuyiez; que nous essuyions, que vous eèsvyiez. — I\ous priions, vous priiez; <ine nous priions, que vous priiez.
48 GRAMMAfRR FRANÇA
ISE.
Oaoxlème eonjogalion, ea