‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 64 sur 399 · Cueillir, cueillant, cueilli, je cueille, je · texte numérisé non relu

Cueillir, cueillant, cueilli, je cueille, je

cueillis.

Je cueillerai. Je cueillerais.

Cette irrégularité vient de ce qu'on disait autrefois cueiller. Les gens de la campagne disent encore : Allons CUEILLER des cerises, des fraises, etc.

Les composés accueillir et recueillir se conjuguent comme cueillir.

274. DÉFAILLIR n*est plus guère usité qu'au pluriel du présent de l'indicatif, nous défaillons ; à l'imparfait, je défaillais ; àujiassé défini, je défaillis ; au passé indéfini,/a?' défailli; et au présent de l'infinitif. Défaillant est un adjectif verbal : Sa main défaillante cherchait à presser la mienne.

275. Faillir. Je faux, tu faux, il faut, nous faillons, vous faillez, ils faillent — Je faillais, etc. — Je faudrai, et mieux je faillirai, etc. — Je faudrais, et mieux je faillirais, etc. — Faillant. Plusieurs de ces temps sont peu usités. Autrefois, on écrivait il fault, (Montereaufault-Yonne) ; et peut-être je f aulx, je fauldrai.

276. Férir (du latin ferire, frapper) est un vieux mot qui n'est guère usité que dans cette expression : Sans coup férir, sans se battre, sans en venir aux mains : On prit la ville sans coup férir.

277. Fleurir. Ce verbe a deux formes à l'imparfait de l'indicatif et au participe présent : il fait fleurissait et fleurissant daiis son sens propre, c'est-à-dire quand il signifie pousser des fleurs : Les rosiers fleurissaient. Les arbres fleurissant au printemps. Il fait florissait, florissant, formes empruntées au verbe inusité florir, dans le sens figuré, c'est-à-dire quand il signifie pro5pérer, être en crédit, en honneur, en réputation : Ronsard florissait en France au xvi' siècle. Athènes florissait nous /'fondés. Cet empire FLORISSAIT encore par ses an-

ciennes lois. Cette règle est toujours suivie pour le participe présent et pour l'adjectif verbal : Tout était florissant dans l'Etat. Mes affaires ne sont pas florissantes. Mais la règle n'est pas absolue pour l'imparfait de l'indicatif; ici les deux formes peuvent être employées : Les sciences et les beaux-arts fleurissaient ou floris- SAIENT sous le règne de ce prince.

Sur fleurir, dé fleurir et refleurir se conjuguent toujours comme fleurir au propre.

278. Gésir (du latin jacere, être étendu, être couché , reposer ) n'est usité qu'aux formes suivantes : // gît, nous gisons, vous gisez , ils gisant — Je gisais, tu gisais, il gisait, nous gisions, vous gisiez, ils gisaient. Gisant — Quelques-uns doublent s : A'ous gissons, vous gissez, etc.

Ci-git est la formule ordinaire par laquelle on conjmence les épitaphes : Ci-gît un tel.

279. Haïr prend un tréma dans toute sa conjugaison, excepté au singulier de l'indicatif présent et de l'impératif: Je hais, tu hais, il hait — Bais.

280. Issir, venir, descendre d'une personne ou d'une race, n'est plus en usage qu'au participe passé, issu, issue : Cousin issu de germain. Princesse issue de sang royal. Le blason emploie encore le participe présent issant, dans le sens de sortant, montrant la tête au dehors.

281 . Mourir, mourant, mort, je meurs, je mourus. Ils meurent — Je mourrai — Je mourrais — Que je

meure, que tu meures, qu'il meure qu'ils meurent.

C'est ou changé en eu devant une syllabe muette : Je mourrai est pour je mour-i-rai; c'est, comme dans courir, la caractéristique i supprimée pour plus de rapidité.

282. Ouïr, entendre (du latin audire), n'est plus usité qu'au présent de l'infinitif et aux temp? composés : Ouïr la messe, J'ai OUÏ dire. On dit aussi : Les dimanches messe

OUÏRAS ; puis oyant , participe présent , dans oyant

compte.

283. Quérir (du latin quœrere^ chercher) ne s'emploie qu'à l'infinitif, et précédé des verbes aller, venir, envoyer : Il est allé quérir du vin. Envoyez-nous quérir telle chose.

284. Saillir, être en siillie, avancer en dehors , déborder, ne s'emploie qu'à la troisième personne : Cette corniche SAILLE trop, SAILLAIT trop, SAILLERA trop. Lcs premiers plans ne saillent point assez dans ce tableau.

Saillir, dans le sens de jaillir, sortir avec force, en parlant des liquides, est régulier et se conjugue comme finir. L'Académie fait cependant remarquer qu'on ne l'emploie guère qu'à l'infinitif et à la troisième personne de quelques temps : Quand Moïse frappa le rocher, il en saillit une source d'eau vive. Le sang saillissait de sa veine avec impétuosité. (Acad.)

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