Venir, venant, venu, je viens, je vins
Ce verbe se conjugue comme tenir, mais il prend l'auxiliaire être dans ses temps composés. Conjuguez de même circonvenir, contrevenir, convenir, devenir, disconvenir, intervenir, parvenir, prévenir, provenir, rêve-
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nir, 5e souvenir , se ressouvenir, subvenir et survenir, sauf que plusieurs de ces verbes prennent l'auxiliaire avoir.
TBOISIÈMK CONJUGAISON.
287. Apparoir, terme de palais signifiant apparaître, être évident, être manifeste, résulter, n*est usité qu'à l'infinitif : // a fait apparoir de...; et à la troisièmfl personne du singulier de l'indicatif, où il ne s'emploie qu'impersonnellement, et où il fait appert : Ainsi qu'il appert de tel acte. (Acad.)
288. Asseoir, asseyant, assis, j'assieds, j'assis. J'assiérai ou fasseyerai. — J'assiérais ou j'asseyerais. D'après l'Académie, on doit conserver Vy même avant
une syllabe muette : Que j'asseye.
On conjugue aussi quelquefois ce verbe de la manière suivante : J'assois, tu assois, il assoit, nou^ assoyons, vous assoyez, ils assoient — J'assoyais — J'assoirai — J'assoirais — Assois — Assoyons, assoyez — Que j'assoie — Assoyant.
Cette dernière manière de conjuguer est surtout usitée dans le style noble : Jiien ne s'assoit dans l'ordre moral que sur la justice. (Lacordaire.)
Sur cette seconde forme on conjugue surseoir i-sursoyant, ayant sursis, je sursois, je sursis. Seulement le futur et le présent du conditionnel prennent \'e muet du présent de l'infinitif : je surseoirai, je surseoirais. D'après l'Académie, le présent du subjonctif n'est pas en usage.
289. Chaloir est un vieux mot qui ne s'emploie qu'impersonnellement et ne se dit guère que dans cette phrase :// ne m'en chaut, il ne m'importe. (Acad.)
290. GnoiR^ tomber, ne se dit guère qu'à l'infinitif et au participe passé chu: Se laisser choir.
Cependant Perrault a dit, dans un de ses contes : Tire la bobinette et la chevillette cherra.
Nota.— Le participe passé cku faisait au féminin chute dans le vieux langage : chape-chute.
291. Comparoir {comparaître) est un terme de palais. Ce verbe n'est guère usité qu'au présent de l'infinitif: Être assigné à comparoir, et au participe présent : Comparant, comparante, non- comparants.
292. CÔndouloir (se), participer à la douleur de quelqu'un, est un vieux mot qui ne s'emploie plus qu'an présent de l'infinitif : se condouloir avec quelqu'un. (AcAD.) Condoléance dérive de ce verbe.
293. Déchoir n'a, d'après l'Académie, ni l'imparfait de l'indicatif, ni l'impératif, ni le participe présent : Je déchois, tu déchois, il déchoit; nous déchoyons, vous déchoyez , ils déchoient — Je déchus — Je décherrai — Je décherrais — Que je déchoie, que tu déchoies, etc. — Que je déchusse. Prend avoir ou être suivant la nuance de la pensée : Il est bien déceu de son crédit. Depuis ce moment, il a déchu de jour en jour. (Acad.)
Ce verbe, quoique dépourvu de participe présent, a tous les temps dérivés de ce primitif, sauf l'imparfait et l'impératif.
294. Échoir n'est guère usité, au présent de l'indicatif, qu'à la troisième personne du singulier : // échoit, qu'on écrit quelquefois il échet. — Autres temps usités : J' échus — J'écherrai — J'écherrais — Que j'échusse — Échéant — Échu, échue.
Ce verbe, qui a un participe présent, manque d'imparfait d* l'indicatif, d'impératif et de subjonctif. Cette singularité est précisément le contraire de celle que nous venons de signaler au verbe précédent.
295. Falloir, verbe impersonnel : Il faut, il fallait, il fallut, il faudra, il aura fallu, qu'il faille, etc. ; il n'a pas de participe présent, bien qu'il ait l'imparfait de l'indicatif et le présent du subjonctif : Pensez-vous qu'il faille croire tout ce qu'il dit?