‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 69 sur 399 · Savoir, sachant, su, je sais, je sus · texte numérisé non relu

Savoir, sachant, su, je sais, je sus

Nous savons, vous savez, ils savent — Je savais — Je saurai — Je saurais — Sache.

A la forme négative, on emploie quelquefois, à la première personne du singulier du présent de l'indicatif, sache au lieu de sais : Je ne sache rien de plus beau que la vertu.

301. Seoir, être assis, n'est plus guère en usage qu'à ses participes séant et sis. Il s'employait autrefois avec le pronom personnel, se seoir; mais il a également vieilli dans ce sens ; on dit s'asseoir. Quelquefois on dit encore, en poésie et dans le langage familier, sieds-toi :

Sieds-toi, je n'ai pas dit encor ce que je Teux.

CORNBILLB.

302. Seoir, être convenable, n'est plus en usage à l'infinitif; il ne s'emploie que dans certains temps, et

toujours à la troisième personne du singulier ou du pluriel : Il sied, ils siéent^ il seyait, il siéra, il siérait. Quelques grammairiens disent quil siée, quils siéent^ bien que l'Académie ne donne pas de subjonctif à ce verbe.

Seoir est souvent impersonnel : // sied mal à un homme en place d'être léger dans ses discours.

Messeoir, n'être pas convenable, s'emploie aux mêmes temps que seoir : Cette couleur messied à votre âge. Cet ajustement ne vous messiéra point. (Acad.)

303. SouLOiR (du latin solere, avoir coutume) est un vieux mot qui ne s'emploie plus guère qu'à l'imparfait: // SOULAIT dire, eï soûlait faire.

Ce verbe se trouve dans Tépitaphe de La Fontaine, faite par lui-même :

Quant k son temps, bien sut le dispenser : Deux parts en fit, dont il soûlait passer L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.

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