‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 74 sur 399 · Paîtjie, paissant, je pais · texte numérisé non relu

Paîtjie, paissant, je pais

Usité seulement à ces trois temps primitifs et à ceux qui en sont dérivés.

Cependant, en terme de fauconnerie, on dit : Un faucon qui a pu.

Le composé repaître est usité dans tous ses temps ; au

participe passé, il fait repu, et, au passé défini, ^c repus.

320. Poindre, piquer ^ n'est guère usité que dans les phrases suivantes : Oignez vilain^ il vous poindra ; poî- GNEZ vilain, il vous oindra. Quel taon vous point? Cette expression a vieilli; on dit aujourd'hui ; Quelle mouche vous pique?

321. Poindre, commencer à paraître, n'est guère usité qu'à l'infinitif, au futur et au conditionnel : Le jour ne fait que poindre. Je partirai dès que le jour poindra.

322. Tistre, d'abord tixtre (du latin texere, textum), synonyme de tisser, et autrefois la seule forme usitée. Donnons quelques exemples : Quand tout est dit, entreprendre de le spécifier ne serait autre chose que retixtre la toile de Pénélope. (Thomas Sebilet, Art poétique françois, 1576.) Il nous faut tistre et retistre d^un tour laborieux la toile de nos livres. (Nie. Pasquier.) Des formes tixtre et tistre, un peu âpres, est dérivée une forme intermédiaire tissir, empruntée au prétérit même de tixtre. La trace de cette orthographe primitive s'est conservée longtemps dans notre mot Tixeranderie, nom d'une des rues les plus connues du vieux Paris. Aujourd'hui, tistre est complètement remplacé par tisser; il n'est resté que son participe tissu, qui se substitue souvent à tissé : FI a tissu cette toile. Nos années sont TISSUES de peines et de plaisirs. (Boiste.) On voit que l'ancienne forme embrasse les deux sens, propre et figuré, tandis que tisser ne s'emploie qu'au propre. Ainsi l'on ne dirait pas qu'une intrigue est tissée adroitement, il faudrait dire tissue.

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