CHAPITRE IX
385. La conjonction est un mot invariable qui sert à joindre entre elles les propositions ou les parties semblables d'une même proposition, et à marquer le rapport qui existe entre elles : La vertu est nécessaire, car elle conduit au bonheur; car unit deux propositions et présente la dernière comme prouvant la vérité de la première. L'histoire et la géographie sont utiles; et unit les deux sujets, histoire, géographie.
386. La différence entre la préposition et la conjonction est facile à saisir : Tune marque le rapport des mots, et ces mots sont souvent de nature différente : l'autre marque le rapport des propositions ou ne peut être placée qu'entre des mots de même nature et de même fonction.
387. Certaines conjonctions, et, ou, m, mais, car, or, donc, cependant, joignent simplement entre eux des mots de même nature ou des propositions similaires : L'oisiveté étouffe les talents et engendre les vices.
D'autres, comme si, comme, quand, que, lorsque, puisque, quoique, etc., servent à exprimer un rapport de subordination : // ne faut pas que la science inspire de l'orgueil.
388. Les conjonctions proprement dites sont peu nombreuses; mais, d'une part, certains mots tels que ainsi, aussi, cependant, combien, comment, encore, pourquoi, toujours, etc., appartenant à d'autres parties du discours, s'emploient accidenteilement comme conjonctions, d'autre part, la conjonction par excellence que sert à former une foule de locutions conjonctives, à la un desquelles elle se place.