‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 98 sur 399 · ORTHOGRAPHE D'USAGE · texte numérisé non relu

ORTHOGRAPHE D'USAGE

SS5. n y a deux sortes d'orthographes : Vorthographe de règle ut Vorthographe dusage. La première consiste dans l'observation de certains principes de grammaire, comme la marque du pluriel dans les noms et les adjectifs, la formation du féminin dans ces derniers, les différentes terminaisons du verbe, puis dans la connaissance des lois qui régissent l'accord de l'adjectif, du verbe et du participe. C'est la lexicologie et la syntaxe qui enseignent ces lois.

L'orthographe dusage n'obéit à aucune règle. Pourquoi un mot se tennine-t-il par telle consonne qui n'ajoute rien à sa prononciation, comme franc, plom'B, bom, rano, fusiL, etc.? pourquoi telle lettre se redouble-t-elle dans avveler, et figure-t-elle seule dans apercevoir? pourquoi écrit-on pAin, aomme, par a, h, lettres nulles dans la prononciation; fgmme par e, tandis que la prononciation demande plutôt un a(famé)1 La syntaxe et la lexicologie ne donnent les raisons d'aucune de ces difficultés. Elles rentrent toutes dans le domaine de l'orthographe dusage, ijui, si elle n'explique pas la cause plus ou moins logique de ces anomalies-, fournit du moins des recettes mécaniques dont l'application rend les erreurs moins nombreuses.

896. La règle d'orthographe dusage qui comprend le plus de mots, c'est Ir dérivatiotit laquelle donne la clef da là plupart des

lettres qui ne se prononcent pas ou qui ont un son qui ne leur est pas propre. Le procédé mécanique consiste à prendre dans un mot analogue à celui que l'on écrit toutes les lettres que la prononciation permet d'y prendre. Par exemple , tard emprunte le d final aux mots tamer^ tarnif; art emprunte le t à aritste, ar- Tïsan.

Quand on a des participes et des adjectifs à écrire, c'est dans leur féminin qu'il faut prendre les lettres dérivées; ainsi, pour les mots féco7id, soumis, prédit, on prend les lettres d, s, t, dans féconne, soumise, prédite.

Vert, masculin de verie, s'écrit avec un ^; pervers, masculin de perverse j prend un s.

Froid prend le rf final dans froine; étroit emprunte le t au féminin étroiie; roi, effroi, beffroi, n'ayant point de dérivés auxquels ils puissent empninter le rf ou le f , s'écrivent sans ces finales.

Les verbes dérivent du présent de l'infinitif : il rend , il sert, il VAmc, de rendre, semir, vaincre.

Nous allons donner la série des règles concernant l'orthographe d'usage, en observant l'ordre suivant : initiales, médiales, finales.

Page 1