LA CÉRAMIQUE : DÉCOR DES VASES
I. Dans l’art céramique, comme dans les autres, le décor doit toujours respecter
la forme de la chose décorée 30 i
IL L’observation des règles de la perspective est toujours déplacée dans la décoration des vases 308
III. La peinture des vases doit d’autant moins imiter la peinture des tableaux, qu’à
l’inverse de cette peinture elle veut des couleurs franches et Hères et très peu de tons rompus 311
IV. Loin d’emprunter ses motifs de la seule nature, la décoration céramique,
même dans la représentation des choses naturelles, subordonne l’imitation
aux lois de l’harmonie, au plaisir de l’esprit et des yeux 312
V. La décoration céramique, au lieu de poursuivre l’unité absolue de ton et la parfaite uniformité des surfaces, doit les racheter, soit par les vibrations de la couleur, soit par un des nombreux moyens dont l’art dispose pour mettre
du jeu et en quelque sorte de la variété jusque dans la monochromie 315
VI. Les convenances de l’art céramique varient selon qu’il s’agit de décorer une
poterie d’usage ou des vases honorifiques et d’apparat 321
VIL Lorsque la forme du vase est symétrique, comme le veut la céramique ornementale, il est inutile que la symétrie reparaisse dans le décor 323
VIII. La plus belle décoration des vases par la couleur n’est pas celle qui multiplie les teintes variées, mais celle qui, faisant jouer deux complémentaires mutuellement exaltées, ou simplement deux couleurs contrastantes, tempère et harmonise le spectacle par quelques tons intermédiaires, accessoires et peu voyants 326
IX. Bien que l'imitation des gemmes, des pierres fines, du bronze, ait produit
dans la céramique des résultats curieux et intéressants, le céramiste fera mieux de s’interdire ces sortes de contrefaçons, et de s’en tenir aux ressources, déjà si nombreuses, que lui offre la spécialité de son art 329
X. A l’ornement delà céramique ne conviennent point les hauts-reliefs, non plus
qu’à la poterie émaillée les figures de ronde bosse, en tant que ces figures appartiennent à la sculpture d’art 332
LA RELIURE
1. Dans la reliure, comme ailleurs, l’élégance est l’ennemie de la surcharge, et
l’opulence même a besoin d’une certaine mesure, de certains repos 336
IL La décoration du livre doit être en rapport avec la nature de l’ouvrage, avec
l’importance de l’auteur, avec le caractère de ses pensées 344
III. Quel que soit le genre d’ornement que l’on préfère, il importe, quand on y veut mettre le cachet d’une époque, de bien connaître le style décoratif des miniatures ou des imprimés du temps où vécut l’auteur du livre 350
LES ALBUMS
Les albums faits pour les enfants exigent une certaine exagération dans le style et une certaine âpreté dans les couleurs 366
LES ALBUMS JAPONAIS
I. Le Japonais, pour ne pas manquer de respect envers sa noblesse en la pei-
gnant au naturel, s’en dédommage par une vérité inexorable dans le dessin des êtres réputés inférieurs 373
II. La monotonie des types et des costumes réserve tout l’intérêt aux colorations
dont la variété est merveilleuse 375
III. La fantaisie de la couleur s’augmente de la fantaisie du sujet, et le ravisse-
ment des yeux se double des étonnements de l’imagination 378
IV. Les Japonais ne sont pas des copistes de la nature mais des extracteurs de
quintessence.. 380