ARCATURES DE FRONTON
commirent pas une pareille faute : ils placèrent la corniche au seul endroit où elle est voulue, au sommet des murs, à la base du comble, et, pour indiquer au dehors la division intérieure en étages, ils se contentèrent d'un cordon horizontal, soutenu en apparence par une suite de petits arceaux dont les impostes, suspendues à la muraille, forment une frange festonnée qui se prête aux variétés de l'élégance. Peu saillantes aux étages inférieurs, ces arcatures prennent plus d'importance et de
relief à la véritable corniche. Alors reparaît l'image des mutules etmodillons antiques, rappelés par des rapports en saillie, des corbeaux, qui, tantôt sont sculptés en tête d'animaux ou en masques humains, tantôt se terminent en pointes ou en consoles. Quelquefois les arcatures sont soutenues par des colonnettes adossées, et si la corniche est rampante, les colonnettes en suivent l'obliquité en restant toutes d'égale hauteur, disposition qui décore avec grâce les deux pentes du fronton, particulièrement dans le style lombard, qui correspond en Italie à notre épo-