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faiblesse de la république et les faclions qui la déchiraieat ne l'eussent enhardi à tout entreprendre? »
Remarque. — Quoiqu'on interroge, le nom, employé comme sujet, ne se place après le verbe que quand il est seul ; car il conserve sa place avant le verbe, si le pronom correspondant doit marquer l'interrogation : « L'humeur est-e//e donc le privilège des « grands, pour être Texcuse de leurs vices? » (Massillon.)
(WaiUy, page 3i5. — Lôvizac, page 58, tome II.)
Voyei ce qui â déjà élé dit aa pronom </, page 326. A L.
2''Le sujet, soit nom, soit pronom, se place encore après le verbe, dans l'incise qui marque qu'on rapporte les paroles de quelqu'un, comme : < Je ne me croirai jamais heureux, disait ce « bon roi, qu'autant que je ferai le bonheur de mes peuples. » — « Tous les hommes sont fous, a dit Boileau, et ne diffèrent que <( du plus ou du moins. »
3"" Le sujet se place après le subjonctif quand on exprime un souhait : « Puissent tous les peuples se convaincre qu'il n'y a pas de « plus grand fléau que les révolutions dans les états ! »
Ce tour a plus de force et d'énergie que si l'on eût dit : le souhaite que tous les peuples. .i.., etc., etc.
4* On place aussi le sujet après le verbe dans les phrases qui commencent ou par un verbe unipersonnel, ou par ces mots ainsiy tel : « il est arrivé d'heureux changements. » j— « Mnsi s'est terminée « sa carrière. » — « Tel était alors l'état des affaires du continent. »
Nota. l\ faut se rappeler ici ce que nous avons dit, page 454, que dans les verbes unipersonnels le pronom il n'est pas le sujet du verbe, mais une sorte de pronom indicalff qui sert à annoncer, à démontrer le sujet.
— Voyez aussi ce que nous avons dit page 325. A. L.
5* On met également après le verbe le sujet suivi de plusieurs inots qui en dépendent : « Pfous écoutons avec docilité les conseils '( que nous donnent ceux qm savent flatter nos passions. » (La Rochefoucauld.)
î\ est encore plusieurs cas analogues qui exigent ou, permettent celte transpoiilion. Ainsi elle est d'un fréquent usage dans les ezetaroallons, après les eoq|onaticfit retatives» et, en général, dans les pbrases qui ont un cerUia moQvement oratoire :
Tombe sur moi ie eUl pourvu que Je me venge i
(ComeiUe, Rodogime.) Fit ce n*est point ainsi que parle ta nature»
(Molière, le Misanthrope ^ aeie'ï, se. n )
Bûssuet oAre an grand nombre d*eiemples : « Celui qui règne dans les ateoi , de (f ul retéwHt tout les emptres, à qol seul appartient la gloire, la majesté et i'In»