DU RÉGIME DES VERBES
On appelle, en général, régime ou complément un mot qui achèTe d'exprimer, qui complète ridée commencée par un autre mot.
f^ régime ou complément des verbes est donc un mot qui en complète la signification ; et , comme cette signification peut être complétée directement ou indirectement, il en résulte qu'il y a deux sortes de régimes : l'un direct, et l'autre indirect.
Le régime direct est celui qui achève d'exprimer directem^it l'idée commencée par le verbe; il est l'objet immédiat de l'action que le verbe exprime, et il répond à- la question qui? pour les personnes, et quoi? pour les choses : faime mon père. J'aime, qui? mon père; mon père est donc le régime direct du verbe aimer ^ et, en eOet, il complète directement l'idée commencée par ce verbe.
Le régime indirect est celui qui complète indirectement Fidée commencée par le verbe, c'est-^-dire, qui ne la complète qu'à l'aide d'une préposition exprimée ou sous-entendue; il est le terme de l'action que le verbe exprime, et répond aux questions d guî ? de qui ? pour qui? par qui? etc., pour les personnes; à quoi? de quoi? pour quoi? par quoi? etc., pour lés choses : // parle d son frère. U parle, d qui? à son frère; d son frère est donc le régime indirect ùà parler; il est le terme où aboutit l'action exprimée par ce verbe, et il n'achève de l'énoncer qu'avec le secours de la préposition d.
Remarque — U arrive souvent que, lorsqu'un verbe actif est suivi d'im infinitif, les prépositions d, de^ perdent la force de leur signification, et ne sont plus que des lettres euphoniques dont l'oreille réclame l'emploi , comme dans ces phrases : A