BOSSUET
Rendre grâce .
Je rends grâces aax dleoi de n'être pas Romain.
(Corneille, Horace, acte Ilf M. S.) J'ai pour elle cent folg rendu grâces aux dieux JD'avoir eholil mon père an fond de l'Idamée.
(Racine, Bérinieet aeie II, se. 2.)
Hasarder :
SI je hasarde trop de m'ètre déelarèe ,
J'aime mieox ce péril que ma perte assurée. ^
(Corneille, Sertorius, acte V, se. dernière.^
« il vaut mieux kasarder de sauver un coupable que de oon- ' « damner un innocent. » (Voltaire.)
Voyez, page 612, qoel régime doit accompagner se hasarder.
Se HATER : c Hâtans-^ums de purifier notre cœur. » (B068UBT.)
.... iïttlonf-noas l'un et l'antre n'assurer à la fois mon bonheur et le v6tre.
(Racine, Bajazett acte II* se. 1.) '
Avoir donte :
J'ai Aofifa de montrer tant de mélancolie.
(Corneille, Horace, acte I, se. 3.)
Imputer. Ce verbe, suivi d*un nom et d'un infinitif, prend la préposition de :
Endurer que l'Espagne impute A ma mémoire ZXavoIr mal soutenu l'honneur de ma maison.
(Corneille, le Cid, aciel, se. 7.) S'INDIGNER :
Tons ces rois dont le sang, dans nos veines transmis , Wi$kdigna si longtemps de nous voir ennemis.
(Voltaire^ Sophon. , acte II| se« h.)
S'ingérer :
.... Tenex , dites A votre maître Qu'il ne s'ingère pas d'oser écrire encor.
(Molière, V École des Maris, acte Ilj se. T.'
Inspirer : « Dieu se plaît à récompenser ceux à qui il inspire de c le servir. » (Fléghier.)
680 YBRBBS RÉ618SAKT UV AOTRB VBRBB A L'INFIIIITIF
louR (aiBnner par serment, promettre fortement^:
S*il faut qa'A tous momenU je tremble poar YOf joan. ^ 81 TOUS ne roe Jurez cTen respecter le cours.
(Radne, Bérénice, ade V, ie. Ô.) Oa{, nout Jurons ici pour nous, pour tous nos frères. De rétablir Joas au trône de ses pères.
(Le même, Athalie, acte IV, se. l.)
MÉDITER : € 11 y a longtemps que je médite de vous écrire* » ( Vol-
TAIRB.)
Se MÊLER (s'occuper de) : « Le roi se mile depuis peu de fiiire dei « heureux. » (Madame de Sévioué. )
Un gros fermier qui fait le petit maître Fait rinconstant, se mêle d'être un fat.
(Voltaire, le Droit du seigneur, aete I, ae. S»)
Menacer (faire craindre, pronostiquer) :
.... Un auteur les menace De Jouer des bigots la trompeuse grimace.
(Boileaa> Discours au Roi.) .... On me menace, % $1 Je ne sors d'ici , de me bailler cent coups.
(Molière, les Femmes savantes, acte II, se. &.)
La discorde en ces Keui menace de s'accroître.
(Boileau, le Lutrin, cliant II.)
(Faire espérer) :
« Il y a longtemps que vous me menaces de venir dîner chez « moi. » (Académie.) Il est employé par antiphrase.
Mériter (être assez important pour) :
Examinons ce bruit. ....
S'il ne mérite pas d'interrompre ma course, etc.
(Racine, Phèdre, acte 11^ se. 6.) .... Cette ressemblance où son courage aspire Mérite mieux que toi de gouverner l'empire.
(Corneille, Uéraclius, acte I, se. 2.)
(Être digne de, se rendre digne de) :
Pins TOUS me commandez de vous être infidèle , Madame , plus je vois combien vous mérite% De ne point obtenir ce que vous souhaitez.
(Racine, Bajazet, acte IV, se. ^)
A l'aide de la préposition de. 881
HouniR (flgurément et par exagération ) : .... J'y cours, Madame , et meurs déjà d*y consacrer mes joars.
(Corneille, Sertorius, acte II, se. 4.) —L'Académie donne poar exemple, mourir de rire; mais, outre racception diflérente, ce dernier mot peut être considéré comme un substantif. Néanmoins comme on dit très bien mourir d'envie de, nous pensons qu'on peut permettre quelquefois aux poètes de dire, par ellipse, mourir de dans le même sens. A. L.