S2 DE L IMPÉRATIF ET DE SON EMPLOI
LefaotenrideU Grammuire nationale nmêtqumi avec b^aneoup de Ja qu'une eipresslofi, et par conséquent une idée, ne peut point être ainsi nAse peur une antre. Dire : j'aime ^'&n travaille p etc., c'est eiprimer son goût, sa volonté. Maldire ij'aimerait qu'on iravailldt, etc., c'est exprimer d'un ton plus modeste un TœUp un simple désir. Dans toutes les phrases de ce genre, il y a donc ellipse d'une condition; comme ici^ par exemple : Si j'avais un vœu à exprimer, onit cela dépendait de moi, j'aimerais, etc. Et alors le conditionnel a toute sa force, et ne peut être remplacé par aucun autre temps sans que cette substitution aicèrele sens de la pensée. C'est encore par une ellipse hardie que Racine a ditdana Pkédn, acte II, se. 5 :
si u haine m'euTie un sappiice irop dnuz. Ou si d'un sang irop ii\ la main sermi trempt-c. Au déraut d« u>n bras, prèle -mot ton épéo.
La phrase complète serait : ou bien si tu penses que, si lu me frappais, ta main serait trempée d'un sang trop viL Le conditionnel sufGl pour indiquer à l'auditeur cette longue ellipse ; et la pensée du poète est clairement exprimée par cette forme si rapide et si vive. Hais c*cst là un secret du génie. A. L.
Le conditionnel présent et le conditionnel passé, ainsi que les deux futurs, ne peuvent pas s'employer avec 5t, mis pour supposé qut. Les étrangers font souvent cette faute ; ils disent, par exemple : e Les soldats feranibien leur devoir s'ils seront bien comnoandés. » *^ e Vous auriez vu le roi si vous seriez venu avec moi. » On emploie alors, après st, le présent au lieu du futur : s'ik sont, etc. ; le plus-que-parfait à la place du conditionnel passe : si f>ous éHes
VenUj etc. (te met, cHl de Féraud, lettre C.)
Voyez ce qui a été dit i ce sujet page 664.