DU SUBJONCTIF ET DE SON EMPLOI. 66S
Ce temps n'a pas , ainsi que nous Tavons déjà dit , page 447 , de première personne au singulier ; mais il en a une au pluriel , para» que c'est autant à soi qu'aux autres qu'on adresse la parole.
AdoroM dans nos maui le Dieu de raniven.
(Voltaire, Jamion, acte I, se. 1.) Soyons vrais, de oos maux îk' accusons que nous-méme (381). (La Harpe, ff^arwick, acte Y, se. 5.)
Quelquefois on se sert de la première personne du pluriel de l'impératif, quoiqu'il ne s'agisse que d'une personne. Un homme se dira à lui-même : a Secourons-le, oublions ses torts pour ne nous sou- « venir que de ses malheurs, d
Mais observez que, de môme qu'en parlant à une seule personne le participe ne prend pas la marque du pluriel, quoiqu'on ait fait usage du pronom vous, et que l'on dise : monsieur^ vous êtes estimé, de môme, en met l'adjectif au singulier lorsqu'une personne en se parlant à elle-môme se sert de la première personne du pluriel de l'impératif.
Soyons indigne sœur d'un si généreui frère.
(P. Corneille, lesHoraees, acte IV, se. 4.) Étouffe les soupirs, malheureuse Constance ; Soyons en tons les temps digne «le ma naissance. ^ (VoAaire, la Princesse de JYavarre, acte III, se. 3.)
Ah ! soyons sage; il est bien temps de l'être.
(Voltaire, l'Enfant prodigue, acte III, se. 6.) Laissons, laissons aller le monde Gomme il lui plaît, comme il l'entend ; f^ivons caché, libre ti content Dans une retraite profonde.
(Florian, ÉpUogue mis à la iSn de ses fables.)
§ IV