‹ Grammaire du grec moderneChapitre 166 sur 203 · PGr., 8.250. — 2. PGr · texte numérisé non relu

PGr., 8.250. — 2. PGr

se trouvent dans votre immense empire et établir un concours poétique.

— Les poètes! s’écria le calife en courroux: mais ce sont eux qui m'ont mis dans cet état, avec leurs devises |

Et ses yeux étincelèrent de colère.

— Tu n’as rien trouvé d'autre à me proposer? interrogeat-il furieux. :

— Non, tout-puissant Calife, répondit le vizir en trembient©TTA

31. Le prince saisit un vase, qui se trouvait à portée de sa main, et le lui lança à la tête. Puis, imperturbablement et sans tourner les yeux, il demanda :

— Lequel des deux s’est brisé?

— Le vase, Illustrissime, répliqua le vizir, en rassemblant les débris.

En ce temps-là les ministres avaient de fortes têtes.

— Emporte-le pour le faire réparer, dit le calfe, et ne te présente plus devant moi, sans m'indiquer un moyen sûr de guérison. |

32. Le vizir s’en alla, la tête endolorie. Tout d’abord, sous l'empire de la colère et de la souffrance, il songea, dans son ressentiment, à laisser son maîlre en proie au chagrin et à l'abattement, afin qu'il mourût tôt ou tard de marasme. Puis songeant que le prince héritier, auquel reviendrait la couronne, était son ennemi personnel et mortel, 1l se persuada que mieux valait avoir la tête, même entamée, sur ses épaules, que n'en pas avoir du tout.

33. Il assembla donc en conseil les savants les plus éminents, les citoyens les plus distingués, tous ceux qui excellaient en expérience et en sagesse, leur soumit l'état d’âme du calife et les invita à délibérer et à découvrir un moyen de guérison. On émit divers avis, que la discussion fit tous apparaître comme fuliles et inefficaces. L'assemblée était hésitante, quand tout à coup on lui annonça qu'un derviche,

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