‹ Grammaire élémentaire de l'ancien françaisChapitre 103 sur 121 · Pour si est · texte numérisé non relu

Pour si est

Ta pauvre mère, qui est si dolente, tu l'aurais réconfortée. Cher fils, quel bonheur si tu y étais allé!

Buer créâmes ier vostre los.

(Chr. de Troyes, Erec, 1226.)

Nous eûmes bien raison hier de croire votre conseil .

Dame! certes huer justes née! (Erec, 34o3.)

Dame, certes vous êtes née sous une bonne étoile.

Dont. — Dont, adverbe d'interrogation, signifie, conformément à son étymologie (de undé), d'où, et s'emploie avec ce sens.

Ex. : Dont veneç-vous ? D'où venez-vous? . El règne dont tu fus. (Roi., 1961 .) Au royaume d'où tu étais originaire. Si ne sai dont vos est venue Tel pensée... (Chast. de Vergi, i64) Je ne sais d'où vous est venue telle pensée.

On trouve encore dans Rabelais : Dont es-tu ? Dont viens-tu ? Cet emploi est d'ailleurs encore connu au xvue siècle1.

Pour l'emploi des adverbes où, y, en en fonction de pronoms, cf. supra, p. 178.

Pour l'emploi de en avec les verbes, cf. supra, p. 202, et Meyer-Lùbke, Grammaire des langues romanes, III,

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