‹ Grammaire élémentaire lexicologiqueChapitre 137 sur 142 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

DES HOMOisiYMES

436. On appelle homonsrmes des mots qui ont uue même prononciation, souvent une même orthographe, maïs dont la signification est différente. Tels sont : chêne, arbre, et chaîne, lien ; mur, ouvrage de maçonnerie, et mûre, fruit du mûrier; Lyon, ville, et lion, quadrupède, etc.

Bxerclees

32241*. — L élève indiquera les homonymes des mots suivants; il en précisera la signification au moyen d'un tei^me explicatif placé en regard et fera entrer chacun d^eux dans une phrase de peu d'étendue.

Air. Alêne. Amande. Ancre. Antre. Appas. Are. Auspices. Autel. Auteur. Avant. Bah. Balai. Bête. Bon. Gaen. Cahot. Cane. Geint. C'en.

MODELE DU DEVOIR

Nous sommes plongés dans Vair comme les poissons dans Teau.

L'aigle place son aire dans les endroits les plus escarpés.

Vère des mahométans date de la fuite de Mahomet.

Le malheureux proscrit erre loin de la terre natale.

Il prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire,

La fortune ballotte un pauvre hère comme un potentat.

*a chaque tiret par un des homoabandonna la cuirasse pour la

Air.

Atmosphère — apparence.

Aire.

Ère.

Grange — superficie — nid.

Époque.

Erre, s, nt.

Verbe errer.

Haire.

Chemise de crin.

Hère.

Pauvre diable.

nymes du d

L'empere

- L'élève remplacer evoir précédent,

ur Charles-Quint

— : il se fit moine. Une famille vertueuse est un vaisseau tenu pendant la tempête par deux — : les mœurs et la religion. Ulysse trouva un asile dangereux dans V — du cyclope Polyphème. La danse appelée — n*est plus en usage que sur nos théâtres. Le lard et la noix sont les — qui servent à prendre les souris. Les Romains n'entreprenaient jamais une guerre sans avoir consulté les — . Il ne faut pas confondre les — avec le denier à Dieu. Qu'importe à l'âne de changer de maître s'il doit toujours porter le — ? Il fautap- ' peler méchant celui qui n'est — que pour lui. Un service ui se fait trop attendre est gâté — il arrive. On est engagé es qu'on a apposé son — au bas d'un acte. Dieu tira tout du — . Le témoignage des — est trompeur. On appelle — le nîd des grands oiseaux de proie. Ce cordonnier travaille à perdre — . On n'entendait que la douce — des zéphyrs qui se jouaient au milieu des arbres. Combien d'écrivains déshonorent leur plume en mêlant du poison dans leur — I II n'y a point de plaisir sans quelque peine : quiconque veut manger r — doit d'abord casser le noyau. On promenait autrefois les condamnés nu-pieds et la — au col. On met à 1' — ceux qui contreviennent aux ordonnances de police. L' — , mesure de superficie qui a remplacé la perche, vaut cent mètres carrés. Un — est une maison destinée à recevoir plus particulièrement les vieillards et les infirmes. Sous le gouvernement actuel, tous les citojrens sont électeurs, le — électoral ayant été aboli. La patrie est une bonne mère qui ouvre son — à tous ses enfants. Donner à l'esprit le pas sur le bon — , c'est préférer le luxe au nécessaire. On dit proverbialement : Bon — ne peut mentir.

3d0*. — Uélêve indiquera les homonymes des mots sut" vants, avec termes explicatifs.

Cep. Cerf. Chaîne. Champ. Chaud. Chœur. Cire. Compte. Cor. Cygne. Danse. Date. Davantage. Dégoûter. Dessein. Écho. Enter. Exaucer. Faim. Faîte.

Cep, pied de vigne.

Ces, adjectif démonstratif.

C'est, pour ce est.

Sept, adjectif numéral.

Ses, adjectif possessif.

S''est, pour se est,

3*g»7e — L'élève remplacera chaque tiret par un des homonymes du devoir précédent.

Les plus grandes — de montagnes se trouvent en Asie et en Amérique. La biche est la femelle du — •. Remarquez que,

250 «RAMMAIRB ËLËMENTAIRE LEXIGOLOGIQUE

dans une église, le — est la partie où le prêtre officie et où se tiennent les chantres. Noé planta le premier— de vigne. Le bois de — est dur parce qu'il met longtemps à croître. Un {)i que-nique est un repas où chaque convive paye son — . Voici un proverbe français : Dis-moi qui tu — , je te dirai qui tu es. Il meurt moins de personnes de — que d'întem-

gérance. L'ambitieux, qui cherche toujours à monter plus aut, doit être bien à plaindre quand il est arrivé au — des honneurs et de la fortune. L' — est produit par la répercussion du son. Il ne faut pas confondre Pesclavage avec le servaro, les esclaves avec les — . Les bons — font les bons amis. L.e son du — a rassemblé les chiens, qui se sont lancés à la poursuite d'un cerf dix — . Buffon appelle le — le roi des oiseaux d'eau. Les corps les plus — sont ceux qui contiennent le plus de matière sous le moins de volume. L'avare ne — pas son argent, il le cache. L'Afrique produit en abondance des figues et des — excellentes. Heureux celui qui ne — point et qui n'est point servi. Dans la hiérarchie nobiliaire, la dignité de— vient avant labaronnie et après le marquisat.

StiS*,-'V élève indiquera les bomonymes des mots suivants, avec termes explicatifs.

Foi. Fond. Gaz. Geai. Haute. Lieu. Main. Maire. Mal. Mante. Maux. Martyr. Maure. Mur. Oui. Pain. Palais. Panser. Paume.

339*. — L'élève remplacera chaque tiret par un des homonymes rfu rfeuotr /)r^c<?rfen^

Les chiffonniers jettent leur butin dans une — qu'ils portent derrière le dos. La Fable nous présente les damnés tournant sous le — des Furies vengeresses. Les — sont les signes de nos idées. Les vieux chevaux prennent rarement le — aux dents. Sous les rois de là première race, les — du palais exerçaient l'autorité souveraine. Je n'aime pas plus celui qui égratigne que celui qui — . Le sang des — a fécondé notre religion. Les premiers chrétiens souffraient le — avec résignation, en songeant à la croa du divin Maître. Le — est un minéral très noir; c'est pourquoi l'on dit : Noir comme du — . La première page de cette grande épopée qu'on appelle la Révolution française a été écrite par Mirabeau au jeu de — de Versailles. Le -i- est le symbole de l'orgueilleux. L'homme ne vit pas seulement de — , mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. A quoi peut servir le don de la parole à ceux qui sont privés de r — ? Quand Henri IV eut conquis le trône, il s'appliqua à — et à guérir les — qu'avait causés la guerre civile. Le renne des Lapons se nourrit des — de — et de sapin qu'il trouve sous la neige.

330*.— ZV/ét^e indiquerais homonjmwtdes mots suivants ^ avec termes explicatifs.

Plan. Poing. Pou. Pui^. Raie.- Raisonner. Sale. Saule. Serein* Soufre. Statue. Tairi. Tan. Taon. Tribu. Troie. Van. Ver. Vice. Voie.

331*. — V élève remplacera chaque tiret par un des homo-' nymes du devoir précédent.

On nomme — cette partie de la roue qui joint la jante au moyeu. La vie du méchant est un — incliné qui aboutit à un abîme. Xe visage est — quand le cœur est en paix. Chaque année le vigneron remplace les vieux cepa par de jeunes -^. Les poètes ont logé la Vérité au fond d'un — . Milon, le fameux athlète, assommait, dit-on, un bœuf d'un coup de — . Un — bieiï cultivé peut rendre cinquante pour un. Rien ne sert de courir, il faut partir à — . C'est le — ^ dont on enduit rextréinité des allumettes qui les rend si facilement inflammables. C'est avec le cœur qu'on entend la — de la nature. L'hiver, les orangers ije peuvent pas rester en plein — dans nos climats; on les enferme dans des serres chaudes. La mort peut n'être qu'apparente alors que le ~ et le cœur ont tout à fait cessé de battre. La vie est comme une — de spectacle : on entre, on regarde et l'on sort. Je voudrais que Ton brisât toutes les — des conquérants qui n'ont pas été civilisateurs, etque» de leurs débris, on en érigeât une aux bienfaiteurs inconnus de l'humanité. Ne vous endormez pas çur votre réputation; la calomnie, comme l'araignée, — ses filets dans les ténèbres. La mort est un — au'îl faut payer tôt ou tard à la nature. Le baromètre indique le» changements de — . Dieu vous rendra au centuple le — d'eau que vous aurez donné en son nom. Il pe faut pas confondre le vanneur, qui manie le — ,'avec le vannier, qui le fabrique. Le siège de —, qui coûta dix ans au courage, ne coûta qu'un jour à la perfidie. Les prophètes avaient annoncé que le Christ naîtrait de la -^ de Juda.

333*. — Nous do/inons lés termes explicatifs; V élève mettra en regard de chacun d'eux ^homonyme qui y correspond.

Adjectif.

Page 1