PRONOMS INDÉFINIS
123. Les pronoms indéfinis sont ceux qui représentent les êtres d'une manière vague et générale : On frappe à la porte; quelqu'un vous demande,
124. Ces pronoms sont : Personne, aucun, nul, tel, certain, tout, on, quiconque, quelqu'un, chacun, autrui, Vun^ Vautre, l'un et Vautre, plusieurs^ rien, etc.
'72 GRAMMAIRE ELEMENtAlIlÈ LEXÏGOLOGIQtJE
125. Remarque. Les mots toiit, aucun, nul, plusieurs, tel, certain, etc., sont çronoms quand ils tieuneut la place d'un nom : Aucun tie sortira; plusieurs jpen^eA^ ainsi.
Ils sout adjectifs quand ils sont joints à un nom : Aucun livre^ plusieurs personnes.
Bxercicê
±ZS^, ---L'élève remplacera le tiret par un pronom indéfini.
— n'est prophète dans son pays. — n'est pas prophète chez soi. Nous nous pardonnons — , et nous ne voulons — pardonner aux autres. Dieu rendra à — selon ses œuvres et n'aura de préférence pour — . Quand Sésostris fut mort, — de ses sujets crut avoir perdu un père. Il est triste de ne rien savoir et d'avoir continuellement recours — . On entend rarement — parler mal de soi. Les préceptes de morale sont comme les bons grains : quelque part qu'ils tombent, il y en a toujours — qui germent. — paraît homme de mérite qui n'en a souvent que les apparences. Ne fais pas à — ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. Je ne trouve — de majestueux comme le lever du soleil, —a-t-il jamais douté sérieusement de l'existence de Dieu? — n'a jamais douté sérieusement de l'existence de Dieu. Je plains — doute de l'existence de Dieu. L'honnête homme est discret : il remarque les défauts d' — , mais il ne parle mal de personne. J'entends du bruit dans cette salle ; je suis sûr qu'il y a — .Le jaloux n'aime — . Dans une classe en ordre, tous les élèves travaillent : on ne voit jamais les uns causer quand — étudient. Personne ne peut servir deux maîtres à la fois ; car on serait obligé de négliger — pour plaire à — . Quand on est obligé de vivre deux ensemble, il faut que le caractère de — sympathise avec celui de — . — aime le danger y périra. Pardonne tout à' tous et — à toi. Le portier d'un sot peut toujours dire qu'il -n'y a — au logis. Les méchants sont comme les sacs à charbon, gui se noircissent — ^-^. Aimez-vous — — ; rendez-vous service ; ne parlez jamais mal .
Exercices d'analyse sur les pronoms
124*. — L*élêi}e mettra sous forme d'analyse les pronoms
écrits en italique, en indiquant :
i^ L'espèce (personnel, détnonstratif, possessif, relatif on conr jonctif^ indéfini);
2° Le genre et le nombre ;
d^ La personne (pour les pronoms personnels et le pronom relatif qui seulement) ;
¥ Le nom qu'ils représentent (Cette particularité regarde
dbyGoogIe
tous les pronoms, à ^exception des pronoms personnels de la !'• et de la 2® personne, et des pronorns indéfinis, lesquels représentent le plus souvent un nom sous-enténdu).
L'oisiveté va, si lentement que tous les vices /'atteignent. Le corps de Thomme retourne à la terre d'où il est sorti. Une grenouille vit un bœuf qui lui sembla de belle taille. Mes amis furent surpris de mon départ : /avais pris soin de le leur cacher. Pour un âne enlevé, deux voleurs se battaient; /'un voulait /e garder, /'aw/re voulait /e vendre. Les lois selon lesquelles Dieu a fait toutes choses sont aussi celles selon lesquelles il les gouverne. Termosiris prévoyartt l'avenir par la profonde sagesse qui lui faisait connaître les hommes et les desseins dont ils sont capables. Les défauts de Pierre .le Grand étaient ceux d'un soldat, et ses vertus ce/les d'un grand homme. Nous diminuons nos maux en les racontant. Plus d'un général a vu la victoire lui échapper au moment où il croyait la saisir. Un grand homme appartient moins au siècle qui /'a vu naître gu'à celui qui l'a formé. Un ecclé*siastique, mterrogeant un jeune garçon sur son catéchisme, lui demandait : Où est Dieu? Je vous répondrai, lui repartit l'enfant, quand vous m'aurez dit où il n'est pas. Tous les Tyriens rappliquent au commerce, et leurs grandes richesses ne les dégoûtent jamais du travail nécessaire pour les augmenter.
MODÈLE DU DEVOIR
V pron. pers.j 3e pers. fém. sing.; remplace oisiveté. oà pron. relatif ou coryonclif, fém. siug. ; remplace terre. Il pron. pars., 3« pers. maso, sing.; remplace corps,
125*. — L'élève analysera, comme dans le devoir qui pré^ cède, les pronoms contenus dans les phrases suivantes :
La nature obéit aux lois qui lui ont été prescrites; elle
'" La
Si ^ ^ , „ les
Î perdrait par la manière dont on le traite. Quand la vérité utte contre le mensonge, elle finit toujours par en triompher. Lorsque le roi de Congo veut se promener, il ne met 900 bonnet que sur une oreille; si le vent le fait tomber, il in. pose une taxe sur les habitants de la partie de son royaume d'où le vent a soufflé. Les hommes sacrifient tout à leurs passions, quand ils s'y abandonnent. Le chien est plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des outrages; les mauvais traitements ne le rebutent pas : il les subit, /es oublie, ou ne s'en souvient que pour s'attacher davantage; il lèche la main qui vient de le frapper; il ne lui oppose que la plainte et la désarme enfin par la patience et la soumis-
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sion. Lorsqu'on donne au chameau une charge trop forte, il la refuse et reste constamment couché. Vos yeux seuls et îei miens sont ouverts dans TAulide. Je ne connais d'avarice permise que celle du temps. Nul n'est sage à toute heure. Sans la raison, que îoM-on de l'esprit? le malheur des autres et le sien. Les autres climats ne me plaisent pas autant que le nôtre.