‹ Grammaire élémentaire lexicologiqueChapitre 5 sur 142 · Les voyelles sont : a, e, i, o, u, y · texte numérisé non relu

Les voyelles sont : a, e, i, o, u, y

8. Les consonnes sont : b, c, d, f, g, h, j, k, 1, m, n, p, q, r, s, t, v, w (2), x, z.

(i) L'alphabet est ainsi nommé des deux premières lettres, alpha et bêta, de l'alphabet grec.

(2) Cette lettre est employée pour les mots empruntés à l'anglais ou à 1 allemand. Dans les mots tires de l'anglais, elle joue les rôle d'une voyelle ou plutôt de la voyelle composée ou; dans les mots allemands, elle se prononce comme notre ».

6, GRAMMAIRE'ÉLéMBNTAIRE LEXIGOLOGIQUE

Exercice

;!•». — L'élève soulignera par un trait leé. voyelles qu'il trou^ véra dans les phrases suitfantes :

. IJn jour, une abeille aperçut une mouche auprès de sa ruche. « Que viens-tu faire ici? lui dit-elle d'un ton courroucé. Vraiment, c'est bien à toi, vil animal, à te mêler avec les reines de Tair ! — Tu as raison, répondit froidement la mouche, on a toujours tort de s*approcher d'une n$tion aussi fougueuse que la vôtre. »

'9. Suivant la durée de leur .prononciation, les voyelles se distinguent en longues et en brèves-.

Les voyelles longues sont celles sur lesquelles on appuie longtemps en les prononçant.

Les voyelles brèves sont celles suif lesquelles on appuie moins longtemps.

Par exemple : '

a est long Àm.%plk£re et bref dans quatre; e est long* dans tète et bref dans trompette^- . i est long dans gite et bref dans petite; o est long dans cote et bref dans botte; u est long dans fltie^çX bref dans ckate.

10. II y a trois sortes d'^ .* Te muet, comme dans monde, petit; Tô fermé, comme dans bontés vérité ; l'è ouvert, comme dans sncces, il appelle.

11.' Pour marquer Içs différentes- sortes A'e et les voyelles longues, on se sert de signes appelés accents. Il y a trois sortes d'accents :

L'accent ai^ ( ^ ), qui se met sur les ^fermés : café. L'accent çrave (x J, qui se met sur les è ouverts : procès.

L'accent circonflexe ( A)/qui se met sur la plupart des voyelles longues : apôtre, tète, fl-iUe.

Exercices

2*. — V élève soulignera 'dans tes phrases suivantes les é fermés.

La douceur, l'amour de la vérité sont des qualités préférables à, la beauté et à la force du corps. L'amitié de vos . camarades témoigne hautement de votre aménité et de la facilité de votre caractère. L'épicier tient entassées dans sa boutique d'énormes quantités de denrées, qui nous arri-

vent des contrées les plus reculées : des épices, d'où lui est venue la dénomination qu'il porte, du café, du sucre, des bougies et môme du papier ; dans les petites localités, il est quelquefois, en même temps, mercier, bimbelotier, etc.

3*. — L'élève soulignera les è ouverts.

Auprès des étangs, des rizières, des marais où Ton recueille le sel, les habitants sont sujets à des accès de fièvres intermittentes, que Ton appelle aussi fièvres paludéennes. Notre père, que notre humeur légère contrarie, paraît quelquefois sévère. Notre mère et notre grand frère aîné sont bien indulgents; leurs prières apaisent sa colère et leur douceur tempère la punition que nous avons méritée et que notre sagesse eût dû éviter. Thérèse, la vieille cuisinière, a cassé Ta soupière et renversé la jardinière, garnie de chrysanthèmes et d'autres fleurs. Elle a essayé de réparer sa maladresse, elle a acheté des fleurs nouvelles et une autre soupière.

4*. — L'élève soulignera tes voyelles longues.

Durant le carême, les églises sont tendues d'étoffes soihbres jusqu'à la voûte; les prêtres sont vêtus des mêmes étoffes et les fidèles doivent observer le jeûne. Au moyen âge, les chevaliers étaient revêtus de lourdes armures : le casque à visière couvrait la tète, la cuirasse défendait la poitrine, les côtes et le dos; ils couraient aux combats et aux joutes des tournois comme à des fêtes. La bêche et la charrue ont été plus favorables au bien-être des hommes que l'épée et la hache. Le chêne et le hêtre croissent dans toutes les forêts des pays tempérés. Jésus choisit douze apôtres pour répandre la bonne nouvelle sur la terre entière. Le lièvre gîte et le lapia se creuse un terrier.

12. Outre les accents, on emploie plusieurs autres signes dits orthographias :

L'apostrophe {') indique la suppression des voyelles er, ^, i : Pâme, Penfant, $HL

La cédille (0) se place sous la lettre Cy devant a, (?, u, lorsque l'on veut indiquer que cette consonne doit avoir le son de s dur : comme^a, garqon, reçu.

Le tréma ("*) se met sur les voj^elles e, i, u, pour indiquer qu'il faut les prononcer séparément de celle qui précède' ou de celle qui suit : ciffuè^ haï, SavU^ ïambe.

Le trait d'union ( - } sert à unir deux ou plusieurs mots : chef'-d*œuvre, aro-enrciel.

13. L'y s'emploier tantôt pour un f , tantôt pour deux i. L'y s'emploie pour un i au commencement et à la

fin des mots : yeux, Zévy, et dans le corps des mots après une consonne : mystère.

L'y s'emploie pour deuxi dans le corps d'un mot après uiie voyelle : jpay^ {pair4s), voyaçe [mi-iage).

14. La réunion de deux et même de trois voyelles représentant un son unique forme une voyelle composée; telles sont : au, eau, ai, ei, eu, ou.

15. La réunion de plusieurs voyelles représentant uii son composé se nomme diphtongue : ia, iai, ié, ieu, iou, oui, etc., sont des diphtongues.

Page 1