‹ Grammaire élémentaire lexicologiqueChapitre 64 sur 142 · SUBJONCTIF. PRÉSENT · texte numérisé non relu

SUBJONCTIF. PRÉSENT

Il faut que nous polir, que tu dépolir, qu'il démolir, que vous aplatir, que je dégrossir, qu'ils arrondir. Nous doutons que tu réussir sans une application soutenue. Ne crains pas que le travail te vieillir. Il est bon que les jeunes gens ne stamollir pas et qu'ils 9' aguerrir à la fatigue. Il n'y a rien qui rafraîchir le sang comme une bonne action.

162'. — Devoir à mettre an pluriel.

Je faiblissais. Tu avais faibli, //faiblirait, //eut dégarni. // eût dégarni. Que /aie approfondi. Que tu eusses ourdi. Qu'il démolisse. Qu'iY démolît. Tu as assaini. Pétris, J'équarrirai. Tu auras pâti. Tu aurais pâti. La chaleur de Tété mûrit les moissons. Choisis bien tes amis. La rose vieillit en naissant. 7\i vieilliras sans t'en douter. Saisis l'occasion aux cheveux. Vavare enfouit son âme avec son trésor. La lecture a toujours agrandi l'âme et nourri l'esprit. Hier tu subis un affront. A quoi réfléchis-/w en ce moment V Je punirai Vélève qui salira son livre. Quand /aurai réfléchi, j'agirai résolument. Tu guériras de l'ennui par le travail. Le travail enrichit. Noire travail nous enrichira. Le bon vin réjouit le cœur de l'homme. Je chéris mes parents. Si tu ne guéris pas de tes vices, tu finiras par leur obéir comme un esclave obéit à son maître.

163*. — Devoir à mettre an singulier.

Nous chérirons. Vous chérirez. Ils chérissent. Ils chériront Nous refroidissions. Vous eûtes verni. Nous éclaircis-

sions. Nous éclaircissons. Que vous ayez enfoui. Nous avions rajeuni. Que vous rôtissiez. Ils auraient approfondi. Ils eurent enseveli. Ils eussent enseveli. Qu'ils adoucissent (1). Qu'ils adoucissent (2). Voie^ chérissez Tétudc. Vous chérîtes toujours Tétude. Vous réussiriez si vous agissiez autrement. Les eaux de la Loire grossissaient à vue d'oeil. Les médecins guérissent les maladies du corps; les bons livres guérissent celles de Tâme. Nous préférons ceux qui rougissent à ceua: qui pâlissent. Vous compatirez au malheur d'autrui. Ne trahissez jamais la confiance de personne. Il faut c[ue nous ayons fini ce travail ce soir. Les philosophes se réjouissent de leur pauvreté. Si vous espérez, vous jouissez. Vous bâtissez sur te sable. Les feuilles frémissent, les lions rugissent, les taureaux mugissent, les chevaux hennissent. Toujours les feuilles ont frémi, les lions ont rugi, les taureaux ont mugi, les chevaux ont henni. Toujours les feuilles frémiront, les lions rugiront, les taureaux n^ugiront, les chevaux henniront.

Remarques particnlières sur certains verbes irréguliers de la deuxième conljugaison

196. Quelques verbes de la deuxième conjugaison sont irréguliers, c'est-à-dire qu'ils ne se conjuguent pas dans tous leurs temps d'après notre Tableau des terminaisons. Nous allons donner les principaux.

lo Bénir. Le participe passé de ce verbe a deux formes : Béni, bénit, Cetie dernière se dit des choses consacrées par une cérémonie religieuse : Du pain bénit, de Veau bénite. Dans tous les autres cas, on se sert de béni, bénie : Peuple béni, nxUion bénie de Dieu.

Nota. Remarquez que béni, conjugué avec un auxiliaire, ne prend jamais le t, quelle que soit son acception : Dieu a béni la famille d Abraham; le prêtre a béni les drapeaux.

2° Faillir fait au présent de l'indicatif : Je faux, tu faux, il faut, nous faillons, vous faUlez^ Us faillent; à l'imparfait, Je /aillais, etc.; au futur, Je faudrai, et mieux je faillirai, etc. ; au conditionnel présent. Je faudrais, et mieux je faillirais; enfin au participe présent, faillant.

30 Fleurir est régulier quand il est employé dans le sens propre, c'est-à-dire lorsqu'il signifie donner^

(1) Subjonctif présent, (s) Subjonctif imparfait.

produire des fleurs : Ces tulipes fleurissaient ce matin; mais, employé au figure, dans le sens A'être dans un état prospère, être en crédit, en honnev/r, en réputation, il fait florissant au participe présent, et je florissais à Timparfait de l'indicatif : Athènes florissait sov^ Périclès,

A"* Haïr prend un tréma dans toute sa conjugaison, excepté au singulier de l'indicatif présent ^et de Timpératif : Je hais, tu hais, il hait, — hais.

5® Tous les verbes eii enir se terminent au passé défini par ins, ins, int, tnmes, întes, inrent, et à Timparfait du subjonctif par ïTisse, insses, int, inssions, inssiez, insserk. Exemple : Je mns, tu vins, il vinty notes vînmes, vous vîntes, ils vinrent — que je vinsse^ que tu vinsses, qu'il vînt, que nous vinssions, etc.

Tous ces verbes prennent deux n devant un e muet : Que je vienne, que tu viennes, qu'il vienne {que nous venions, que vous veniez)^ qu'ils viennent,

G'^ Mentir, partir, séntu*, sortir, se repentir perdent le t final du radical aux deux premières personnes du singulier du présent de Tindicatif : Je mens, j^ pars, je sens; tu ynens, tu pars, tu sens; et à l'impératif : Mens, pars, sens.

7» Courir, mourir, quérir et leurs composés prennent deux r au futur simple et au conditionnel présent : Je courrai, tu mourras, il acquerrait, nous conquerrions, etc.

8« Dans leurs ircégularités, les verbes couvrir, offrir, ouvrir, cueillir, souffrir, bouillir, fuir, acquérir, requérir ne présentent rien que nous puissions généraliser. Pour se les rendre familiers, les élèves les conjugueront verbalement ou par écrit. Ils consulteront, au besoin, notre petit Dictionnaire, où se trouvent les irrégularités des verbes.

Bx:erclces

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