‹ Grammaire élémentaire lexicologiqueChapitre 8 sur 142 · DU NOM COMMUN ET DU NOM PROPRE · texte numérisé non relu

DU NOM COMMUN ET DU NOM PROPRE

23. Il y a deux sortes de noms : le nom commun et le nom propre»

On appelle nom commun celui qui convient, qui est commun à tous les individus de la même espèce, comme guerrier, chien, montagne.

Oii appelle nom propre celui qui appartient en particulier, en propre, à un individu d'une espèce ; tels sont : Turenne, Médor, les Alpes.

Le nom Turenne ne convient pas à tous les ^erriers; Médor ne convient pas à tous les cliiens; Alpes ne convient p^ à toutes les montagnes. Ce sont, par conséquent, des noms propres.

24. La première lettre d'un nom propre doit être une grande lettre, q.ue Ton nomme encore lettre capitale ou rmjvscvle : Turenne^ Médor, Alpes.

EiiLerefee»

9*. — L'élève disposera en deux colonnes les noms qui se trouvent dans les phrases suivantes. \Dares la première, il écrira les noms communs ; dans la seconde, les noms propres.

Autrefois, Tannée commençait au mois de mars ; un édit du roi de France Charles IX ordonna que Tannée commencerait le l^f janvier. Tous les peuples de TEurope, à Texception des Russes, des Grecs et des Turcs, ont adopté notre calendrier actuel, dû au pape Grégoire XIII. Sous le roi Louis XIV, en 1702, Villars battit le prince de Bade dans la forêt Noire, près de Friedlingen; en 1712, ce général sauva la France à Denain;

iO*>. — L élève indiquera cinq noms propres de :

Contrées, provinces, villes, fleuves, montagnes, îles, mers, peuples, femmes, hommes, rois, reines, empereurs, navigateurs, guerriers, prophètes, dieux de TOlympe, déesses de TOlympe, chiens.

MODÈLE DU. DEVOlk :

' Contrées : Asie, Angleterre, France, Grèce, Russie» Provinces : !

il*. — L'élève indiquera cinq:

Métaux, parfums, bijoux, fruits à noyau, fruits à pépins,fleurs des jardins, fleurs des champs, plantes potagères, céréales, arbres fruitiers, arbres forestiers, animaux domestiques, animaux sauvages, espèces de chiens, oiseaux, oiseaux de passage, poissons, volailles, reptiles, insectes, monnaies de France, organes (sens), meubles, chaussures, armes à feu, armes blanches, sciences, arts, artisans, instruments de musique, instruments aratoires, outils.

12®. — Un nom étant donné, indiquer la famille ou catégorie à laquelle il appartient.

Soleil. Février. Jeudi. Lune. Mars. Vendredi. Fa. Pan* toufle. Gilet. Bague. Casquette. Carpe. Serpent. Moucheron. Colibri. Peintre. Forgeron. Hussard. Danse. Vilebrequin,»

uigitizea Dy vjv^v^v iv^

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Bilboquet. Fève, [ Pomme. Seigle. Chêne. Œillet. Eau de Cologn^ Eau-de|^ie. Le nord. L'ouïe. Gramme. Violon. Fusil. Centime. Étain. Violet. Fièvre. Générosité. Poltronnerie. Meurtre.

MODÈLE DU DEVOIR

Soleil, astfe. . * Février, mois de tannée.

Je\ïdï, jour de la semaine ,

13*^ — L'élève remplacera chaque tiret par le nom général dont dépend le nom en italique.

La Loire est de tous les — de la France celui qui a le plus long cours.' Le mensonge est peut-être le plus honteux et le plus lâche de tous les — . La bienfaisance est la — la plus estimable et la plus estimée parmi les hommes. De toutes les — de Par'iByNotre-Dame est la plus ancienne. La Russie est la — la plus vaste de l'Europe. VEurope est la — la mieux civilisée et la plus peuplée, eu égard à son étendue. Socrate s'est montré le plus vertueux des — . Les Lapons «ont les plus misérables de tous les — . Notre célèbre La Pérouse a été 1b plus infortuné des' — . La rose est la plus bélier, et la violette est la- plus modeste de toutes les -7. Le

— du toucher est inflniment plus parfait chez. l'homme que chez les animaux. Février est le plus court de tous les — de Tannée. Homère et Virgile sont les deux plus grands — de l'antiquité*

MODÈLE J)U DEVOIR

4 La Loire est de tous Jes fleuves de la France celui

14*. — Même exercice que le précédent,

U aigle est le plus fort de tous les — . Après Vabeille, Je ver à soie est le plus utile de tous les — . Pâques est la — la plus solennelle de -l'année. L'or n'est pas le plus rare, mais il est le plus précieux des — . Vanctnas est"un — et la pomme de terre un — qui nous viennent d'Amérique. La timite est un — très estimé. Dieu a voulu que, tous les climats soient favorables à la culture du blé, la plus précieuse des — . Les personnes superstitieuses n'osent rien entreprendre le vendredi, qu'elles regardent jeortime un — néfaste. Le bleu et le rouge sont les — qui figuraient autrefois dans les armes de Ja ville de Paris. La musique est un — que Dieu nous a donné pour calpier no^ passions. Trouvez un — plus intelligent que Véléphant^ ui^ — plus laborieux q\je la fourmi^ un

— plus dangereux que la vipère, un — plus grand et un — plus gros que le condor et la baleine,

»f , DU NOM 13

i6*. — Vélève remplacera chaque tiret ]^r le nom qai es^prime le cri de V animal désigné. (C*est', en général, un mot en ment.) " .

Le — du' lion. Le — du cIîevaL Le — de l'âne. Le -^ dji chien. Le — du loup. Le — du renard. Le — du chat. Le-«du cochon. Le — du taureau. Le -r- de la tache et du bœuf. Le — de la brebis. Le — du serpent. Le -;- de la grenouille. Le^ — du corbeau. Le — *du pigeon. Le — de la tourterell^. Le* — du coq. Le — de la poule. lyO ■— du petit poulei. Le — du moucheron. Le — de^la pie.

16*. — U élève remplacera le tiret par le nom qui eûojprime te bruit que produit la chose désignée.

Le — des feuilles. Le — du dra]f)eau.* Le — des dents et ' du fouet.^Le — de la cloche et de la trompette. Le — du tambour. Le — de la boçibe. Le — du csAion et du tonnerre. Le — du moulin, ht — du pouls. Le — du feu. Le .— de la flèche, du vent et des balles. Le — du ruisseau. ♦

. i T*. — U élève remplacera^ chaque tiret par le nom qu'exige le mot écrit en italique. ' i

.Le — du canon et le --- des balles étaient la musique favorite de Charles XII. On n'entendait dans la grotte de Calypso que ie — iéger des feuilles^ lé — des oiseaux ou le — d'un ruisseau (Jui s'enfuyait au travers de la prairie. La nuit, dans les déserts, le — du lion ressemble au — lointain du tonnerre. Quand Un avare est malade, ses héritiers écouteiit avec avidité les — de son pouls. Percé »de mille lances, Je taureau bondit dans l'arène et pousse d'horribles — . Le — de son cheval valut un trône à Darius. Le — du coq matinal appelle à leurs travaux les habitants de la campagne, t^a brebis est si timide et si insensible qu'elle se laisse enlever son agneau sans le défendre, sans s'irriter et sans marquer sa douleur par un cri différent de son — ordinaire. Je préférerais le — d'une nuée de moucherons à celui de certamës assemblées. Les jeunes chiens frissonnent en entendant les — du hup. Il y a des préjuges qui sont presque aussi fofts que la nature : combien de gens frémissent et s'inquiètent encore aujourd'hui au bruit des — du corbeau! tes chasseurs sont avertis de la présence du renard par des — répétés, suivis d'un son triste semblable au cri du paon. Le chien annonce la présence des étrangers par des — réitérés; il donne Talarme, s'élance et combat.

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