I. SUISSE ROMANDE
1140. — Gauchat, L. Sprachforschung im Terrain, dans le Bulletin de dialectologie romane, t. Il (1910), p. 93-104.
Conférence faite au Congrès des néophilologues allemands à Zurich, le 16 mai 1910. Démontre par des exemples empruntés aux expériences personnelles de l’auteur, spécialement dans le canton de Fribourg, les grands avantages que les étudiants en philologie peuvent retirer des enquêtes dialectologiques faites sur le terrain.
C. R. Résumé de la conférence et de sa discussion dans Bericht über die Verhandlungen der XIV. Tagung des allgemeinen deutschen Neuphilologenverbandes in Zürich (Hannover-Berlin, 1911), p. 26-29. — Neue Zürcher Zeitung, 18 mai 1910. — Basler Nachrichten, 19 mai 1910 (E. Dick). — Zärch. Freitagsztg., 27 mai 1910. — Gazette de Lausanne, 29 mai 1910 (H. Matthey). — Frankf. Zig., 21 mai 1910. — Berliner Tageblatt, 22 mai 1910. — Schw. Lebrerzeitung, 1910, p. 204 (E N. Baragiola). — Germ.-rom. Monatsschr., IL, p. 432. — Rom. Jahresber., XI, I, p. 9 (E. Stengel).
1141. — von den Velden, D: Fr. Das Patois der Westschweïiz als Zeuge vülkergeschichtlicher Vorgänge, dans la Politisch-anthropologische Revue, 9° année (1910-1911), n°5 9 et 10, p. 457-470 et 527-536. — Tiré à part : 23 p. gr. in-8°.
L'auteur, qui n’a pas la moindre lueur de philologie romane, s’est avisé d'étudier au point de vue de ses origines le vocabulaire de nos patois et y a fait d’étonnantes découvertes. Puisant à tort et à travers dans le Glossaire de BRIDEL et dans les idiomes les plus divers, il arrive par des rapprochements enfantins à établir que les patois de la Suisse romande comptent par centaines des mots d’origine slave, baltique, finnoise, albanaise, basque, berbère, caucasique et arabe. La seconde partie du mémoire cherche à rendre vraisemblable que toutes les populations parlant ces langues ont pu se rencontrer dans les temps préhistoriques sur le territoire de la Suisse française actuelle, à l’exception des Arabes, qui sont venus beaucoup plus tard. Il n’y a aucun renseignement utile à tirer de ces élucubrations. |
On les retrouve en substance, sous le titre de Anarisches im romanischen Patois der Schweiz, comme chap. III (p. 63-76) de l’ouvrage d’ensemble de l'auteur : Ueber Ursprung und Herkunft der indogermanischen Sprachen und anarische Sprachreste in Westeuropa. Bonn, Georgi, 1912. 92 p. in-8°.
1142. — Conjugaisons romandes. Matériaux manuscrits de l’enquête du Glossaire en 1911. $0 cahiers de 32 p. in-4° au Bureau du Glossaire,
Au commencement de l’année 1911, la Rédaction du Glossaire a adressé à ses correspondants habituels un questionnaire spécial (n° 227 et dernier de la série) consacré aux formes verbales. C’est un cahier in-4° de 32 pages, où sont imprimées en français toutes les formes verbales dont on désire connaître les équivalents patois, qui doivent être inscrits dans l’espace blanc laissé en regard à cet effet. Une place est réservée aux variantes éventuelles.
La première page renferme des instructions. Le questionnaire comprend les paradigmes complets des temps simples des conjugaisons régulières (verbes chanter, donner [balyi], punir, servir, vendre), ceux des verbes avoir et étre, les formes principales de vouloir, pouvoir, savoir, devoir, falloir, rester (valaisan ifa), une série de présents destinés à illustrer les effets de l’accentuation sur le radical verbal et un choix des types les plus intéressants parmi les verbes dits irréguliers.
Il est rentré au Bureau du Glossaire $o de ces questionnaires, remplis plus ou moins complètement. Ils proviennent des 48 localités suivantes : Berne : 1. Boncourt ; 2. Charmoille ; 3. Vicques ; 4. Vermes ; 5. Mettemberg ; 6. Pleigne (2 exemplaires différents) ; 7. Plagne. Neuchâtel : 1. Chaux-de- Fonds ; 2. La Brévine; 3. Cerneux-Péquignot; 4. Noiraigue. Fribourg : 1. Granges de Vesin ; 2. Prez-vers-Siviriez ; 3. Romont ; 4. Sugiez. Vaud : 1. Vaugondry; 2. Vallorbe; 3. Vully; 4. Sassel ; $. Le Chenit (2 exemplaires différents); 6. Oron; 7. Montherond ; 8. Penthalaz; 9. Savigny ; 10. Corsier; 11. Noville; 12. Roche; 13. Leysin ; 14. Ormont-dessus ; 15. L’Etivaz; 16. Rougemont ; 17. Rossinière; 18. Gryon. Genève : 1. Aire-la-Ville ; 2. Bernex; 3. Dardagny. Valais : 1. Champéry; 2. Salvan ; 3. Trient ; 4. Praz-de-Fort ; 5. Lourtier ; 6. Isérables ; 7. Chamoson ; 8. Nax ; 9. Mage; 10. Lens; 11. Grône; 12. Grimentz.
1143. — Philipon, E. L’u long latin dans le domaine rhodanien, dans la Romania, t. XL (1911), p. 1-16.
Veut montrer que le domaine de l’4 conservé avec la valeur de ou est plus étendu dans l’ancienne Gaule qu’on ne le croit communément. Cite le traitement änu >> on et de nombreux autres cas qui se rencontrent en francoprovençal, soit dans d’anciens textes, soit dans les patois modernes. S’appuie en particulier sur les formes des patois romands.
C. R. Herrigs Archiv, CXXVI, 499 [H. Morf]. — Rom. Jahresber., XII, I, p. 164 (E. Herzog).
1144. — Merlo, Clemente. Da un « saggio fonetico-morfologico sul dialetto franco-provenzale di Valtournanche ». Note fonetiche, dans les Rendiconti del Reale Istituto Lombardo di scienze e lettere, Serie II, vol. XLIV (ig11), p. 812-830. |
Première partie d'une étude de quelques particularités phonétiques intéressantes du patois de Valtournanche (Vallée d'Aoste), dans laquelle l’auteur est amené parfois à s’occuper du traitement des patois suisses voisins. Voir en particulier, p. 815-817, la longue note relative au sort de - ata.
1145. — Fehr, Max. Dialektologische Exkursion des romanischen Seminars Zürich in die franzôsische Schweiz, dans Archiv für das Studium der neueren Sorachen und Literaturen, t. CXXVII (1911), p. 208-215.