C. R. Rev. des I. rom., LV, p. 414 (J. Ronjat
1471. — Tappolet, Ernst. Wie die Dinge zu ihren Namen kommen, dans Wissen und Leben, t. VIIT (1910-1911), p. 839-853. — Tiré à part : [Zurich, 1911]. 15 p. in-8.
Exposé populaire des principales sources des néologismes : métaphore, nom donné d’après une qualité dominante, d’après la destination de la chose, rétrécissement de sens ; le tout illustré par de bons exemples, parmi lesquels quelques-uns sont tirés de nos patois.
C. R. Herrigs Archiv, CXXVII, p. 457 [H. Morf} — Rom. Jabresber., XII, IL, p. 116 (E. Richter); p. 217 (E. Herzog).
1472. — Jud, ]. Dalla storia delle parole lombardo-ladine, dans le Bulletin de dialectologie romane, t. IT (1911), p. 1-18, 63-86. — Tiré à part : Hamburg, Soc. intern. de dialectologie romane, 1911. 42 p. in-8c.
Devait être un compte rendu de GUARNERIO, Appunti lessicali bregagliotti et de la partie lexicoiogique de l'étude de WALBERG, Fonetica del dialetto di Celerina, mais a pris une importance bien plus considérable par le fait que M. Jup, documenté comme il l’est, cherche à dégager du vocabulaire des dialectes alpins ce qu’ils contiennent de prélatin. Évidemment, mainte erreur a pu se glisser dans cette revue rapide, et l’histoire de chaque mot pris isolément sera à refaire, mais cette ébauche, dont l’usage est facilité par de bons répertoires, restera longtemps le point de départ des recherches ultérieures.
C.R. Zeitschr. f. rom. Phil., XXXVII, p. 736-740 (G. Bertoni). — Rev. Sav., 1912, p. 280.
1473. — Dederich, Walter. Die lexikographischen Eigentümlichkeiten des Franko-provenzalischen nach dem Atlas linguistique de la France (Karte 1-1421). Neuchâtel, Attinger, 1911. 163 p. in-8°, avec quatre cartes. Thèse de doctorat de Bonn.
Essai intéressant, mais mal exécuté, de réunir les éléments lexicologiques qui appartiennent en propre au franco-provençal. L’Aflas n’est pas une base suffisante pour un semblable travail, et l’auteur, qui ne paraît familiarisé ni avec le vocabulaire ni avec la phonétique spéciale de ce groupe linguistique, n'était pas assez bien préparé pour l’entreprendre. Il cherche, dans une partie introductive, à déterminer les limites du franco-provençal d’après des critères phonétiques et lexicographiques. Les résultats de cette tentative sont consignés dans quatre cartes.
C. R. Herrigs Archiv, CXXXII, p. 216-227 (K. Jaberg). — Rom. Jabresber., XIII, I, p. 120-121 (E. Richter).
1474. — Jud, Dr J. Neue Wege und Ziele der romanischen Wortforschung, dans Wissen und Leben, t. IX (1911-1912), p. 270-279, 320-328. — Tiré à part : [Zurich, 1911]. 19 p. in-8c.
Conférence académique du 26 janvier 1911. L’étymologie moderne n’est plus un simple exercice de phonétique, mais elle est doublée de l’étude des transformations de la réalité ; par la méthode de la géographie linguistique on arrive à conclure à l’existence antérieure d’un mot dans des régions où il ne se trouve plus aujourd’hui. L'étude des mots est devenue une branche de l’histoire de la civilisation. Elle est même apte à éclairer notre préhistoire. Les exemples donnés par l’auteur sont choisis dans toutes les langues romanes, quelquefois dans les parlers romands.