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L'attribut est, comme le sujet, simple ou multiple

MODIFIE ou non MODIFIE.

i%i GRAMMAIRE FRANÇAISE.

Simple : le lion est fort.

Multiple : le lion est fort et généreux. Modifié : Louis XII était extrêmement bon. '

Il était bon envers tous ses sujets.

Toute idée, ajoutée au sujet ou à l'attribut pour en étendre ou pour en restreindre la signification ^ est un modificatif du sujet et de l'attribut.

Sxereîcet d'analyse logîqae «ur le «ojet et l'attribut.

L'àne est sobre. — Nal n'est content. — Moorir n*est rien. — Les chiens de Terre-Neuve sont excellents nagenrs. — L'amoor maternel est bien puissant. — Chateaubriand est grand prosateur et grand poète. — Paris, capitale de. la France, est très-peuplé. — Lt temps passe promptement. — Les ognons de l'Egypte sont remarquables par leur grosseur. — Parler beaucoup est le moyen de dire des sottises. — Touchés de mes accords, les chênes applaudissent. — Le lait caillé est le mets ordinaire des Tartares. — L^homme de bien est cher à ses semblables. — Les gens oisifs sont le fléau des gens occupés — Atkaiie, tragédie de Racine, est le chef-d'œuvre de la scène française. — Chassé dn ciel, Apollon devint berger. ~ Trahir sa pairie est un crime. — Promettre et tenir sont bien différents. — Le mensonge est pire que la paresse. — L'âme n'est pas matérielle. •

§ t. DES COMPLÉMENTS.

Saint Louis rendait — la justice — à ses sujets.

Le sujet et le verbe attributif ne suffisent pas toujours pour exprimer un jugement complet. Les mots ajoutés pour compléter le sens se nomment compléments.

Ainsi saint Louis rendait,., ne forme pas un sens complet. Les mots la justice^ — à ses sujets , sont des compléments y parce qu'ils complètent le sens.

La justice se joint directement au verbe attributif, sans le secours d'une préposition , et se nomme complément direct.

Ses sujets se joint au verbe avec le secours de la préposition à, c'est-à-dire d'une manière indirecte y et se nomme complément indirect.

Le complément direct est le nom de la personne ou de la chose Qui souiffre l'action, et qui répond à la question mii? ou. quoi? laite après le verbe. Aiitsi Injustice est le complément direct de rendait, parce qu'elle est rendue^ et qu'elle est la réponse à la question «ain^ Louis rendait qvoi?

Le complément direct peut être :

Substantf: il espère un présent.

Pronom : il nous trompe. .

Infinitif : il espère réussir.

Le complément indirect est le nom de la personne ou de la chose qui est précédé d'une des prépositions à, de, par, et qui répond à l'une des questions à qui? à quoi ?--^ de qui? de quoi? — par qui? par quoi?

Outre le complément direct et le complément indirecty on peut ajouter au verbe attributif des idées de lieu, de temps j de manière, de motif, de quantité, de prix, etc. Les mots qui expriment ces diverses circonstances se nomment compléments circonstanciels de lieu, de temps, de manière^ etc.

Le complément circonstanciel répond aux questions où? iPoii? par où? pour le lieu; — quand? pour le temps; — comment ? pour la manière; — pourquoi ? pour le motif; — combien? pour la quantité et le prix.

Ainsi, dans.la phrase qui suit :

Saint Louis rendait la justice à ses sujets — tous les jours, — avec bonté,— dans le bois de Vincennes, — par amour pour son peuple,

les mots tous les jours, — avec bonté, — dans le bois de Vincennes, — par amour pour son peuple, sont des compléments circonstanciels de temps^ de manière, de lieu et ie^motif.

Les différents compléments doivent toujours se rapporter au verbe attributif, et pouvoir se placer immédiatement après

lui.

Toute idée ajoutée à un complément et dépendante de lui est un modificatif de ce complément.

Sxeroîoei «ur le* oomplémenU.

La faim chasse le loap du bois. -^ La modestie ajoate an mérite. — Le lemps marche toajours d'an pas égai. — Noarri dans ie palais, J'en connais ies déloars. — L'Evangiie commande d'aimer son prochain. — La colombe attendrit ies échos des forêts. — L'hirondelle et ie rossignol nous annoncent ie retour du printemps. — On préfève des hivers secs et des étés humides. — Je garde une noire pour la soif. ~ Il vise à vous plaire. — L'homme a reçu du Créateur la raison en partage. — L'homme charitable fait l'aumône aux pauvres tous les jours.

Le 30 mal 4431, Jeanne d'Arc monta dans la charrette du bourreau. — Frère Martin l'Advenu, son confesseur, et frère Isambart étaient auprès d'elle. — Huit cents Anglais marchaient alentour. — Dans le ctiemin, elle priait dévotement et se lamentait avec douceur. — Aucun Français ne pouvait retenir ses larmes. — Quelques-uns des assesseurs n'earent pas la force de la suivre jusqu'à l'échafaud.

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