‹ Grammaire françaiseChapitre 150 sur 196 · EXERCICE · texte numérisé non relu

EXERCICE

vacant.

Les peintres nous représentent les Muses présidant à la naissance

d'Homère et de Virgile.

Bradshaw était président du tribunal qui condamna Charles I^^ Les élèves négligeant leurs devoirs font peu de progrès. Les enfants négligents et paresseux restent ignorants* D'après le concordat^ le gouvernement français nomme à tous les

emplois ecclésiastiques vacants.

En vaquant à plusieurs choses .à la fois, on court risque de les

mal faire.

m. En, joint au participe présent.

Le mot en, joint au participe présent, peut être préposition ou pronom. Il faut éviter avec soin Téquivoque que ce mot produit souvent.

Je vous ai confié mon fils^ en voulant faire quelque chose de bon. ( On ignore si en est préposition on pronom.)

Les parents sacrifient tout pour les enfants^ en pensant être un jour récompensés.

(Même observation.)

Quand les deux mots se trouvent ensemble dans la méaie phrase, cette rencontre est désagréable.

Je crus faire des vœux pour la gloke de la France, en en faisant

pour que M. de Choiseul triomphât.

Le tonnerre rafraîchit l'atmosphère, en en faisant écouler les

couches suf)érieures , toujours froides, dans lès régions trop

échauffées par les reflets de la terre.

Quand la préposition en donne à la phrase une tournure équivoque ou louche, il faut disposer les mots de manière que le participe se rapporte au sujet du verbe. Ainsi,

ME DITES PAS

Le pluriel se forme en ajoutant s.

Ce malade a été guéri en lui donnant des bains.

DITES

On forme le pluriel en ajoutant s.

On a guéri ce malade en lui donnant des bains.

Mais si la phrase n'offre rien de louche, on peut faire rapporter le participe présent à un autre mot que le sujet du verbe :

Si son astre, en naissant, ne Ta formé poôte... (Boileau.) Flore même, en naissant, le reçut dans ses bras. ( Delille.)

Orthographe du parlioîpe présent dam les poëtet .

La distinction entre le participe présent et l'adjectif verbal ne date que du milieu dnxvH* siècle. Jusqu'alors le participé avait été variable comme Tadjeciif; on disait : ayant, ayante, ayants, ayantes. Les poêles ont conservé le privilège d'employer cette orthographe, mais seulement au pluriel masculin, quand la rime l'exige.

N'étant pas de ces rats qui, les livres rongeants.

Se font savants jnsques aux dents. (La Fontaine.)

Et plus loin des laquais, l'un l'autre s*agaçanls.

Font aboyer les chiens et jurer les passants. (Boileau.)

Que) De deux alexandrins, c(^e à cAte nàtrchants. L'un serve pour la rime, et l'autre pour le sens.

(Voltaire.)

1'* RÈGLE. Le participe passé est variable quand il est employé sans auxiliaire, ou qu'il est joint à l'auxiliaire être, dans les verbes passifs et neutre?.

Touchés de ses accords^ les chênes

se mouvaieat.

Cléopàtre se montra parée. Je rends carrée une houle qui était

ronde.

Nous nous sentons fatigués.

Du luxe des cités Vindigence est

[nourrie.

Eve fut créée Innocente.

L'Espagne et la Turquie sont bien

déchues.

Vhonneur et la vertu sont bannis

de ce monde.

2® RÈGLE. Le participe passé, joint à avoir, est également variable, quand il est précédé de son complément direct; il s'accorde avec ce complément.

Le complément direct, placé avant le participe passé, est ordinairement un des pronoms me, te, nous^vous, le, la, les, que, ou \xns\kh^iajït\îi^ré(Méiequel,quede, combien de, etc.

ME. Mon mari m'avait appelée.

TE. Ma fille, ton père ^'a vue.

MOUS. Le vent nous a exaucés.

LA. J'ai vu la mort de près, et je i'ai vue horrible.

LES. Nos chevaux, je les ai attachés à la grille du parc.

QUE. Il est doux ae contempler les heureux qu'on a faits.

QUEL. Quels dangers a-t-il courus ?

Quelle faute ai-je faite?

QUE DE. Que d'autels l'antiquité eût érigés à Jeanne d'Arc!

Je sais combien de querelles j'ai essuyées.

Que de Vertus en nous un seul vice a détruites !

Quels paisibles jours nous eussions coulés ensemble !

Les plus solides trésors sont ceux gu'on a donnés.

Va mi jurer la foi que tu m'avais jurée.

CiOmment vous paierai-je des soins gwe vous m'avez donnés ?

Elle parut telle que vous nous Taviez dépeinte.

Rien ne peut rendre la joie qu'onX ôtée les remords.

Voilà les mémoires gu'a laissés votre mère.

Le long usage des plaisirs les leur a rendus inutiles. Le salut de l'État nous a rendus parents, La Grèce en ma faveur est trop inquiétée.

De soins plus importants je Tai crue agitée. »

Jugez des. inquiétudes que m'a causées votre maladie! Adam et Eve, que Dieu avait créés innocents, lui désobéirent.

Le participe passé , joint à avoir , est invariable lorsqu'il est suivi du complément direct, ou lorsqu'il n'y a point de complément direct. ,

Cette affaire m'a donné de la peine. 1 La vérité vous a dicté ces belles Je leur ai envoyé leurs livres. • ' paroles.

Vous nous avez fait une grande faveur.

I Où la mouche a pcusé , le moucheron demeure.

Elle a ri, pendant qu'ils ont parlé.

Ces filles vous ont-elles plu?

La calomnie vous a nui.

Remarques. |o Quand le pronom r représente an adjectif on ane IocbUos, il est mis pour te, cela, et le participe se met toujoars aa mascalin singalier.

Mm« de Sévigné était pins savante que voas ne l'avez cru. {Que vous ne le

croyiez, que voos n'avez crn cela. ) La flamme s'arrêta, ainsi que le saint évëqoe. Tavait demandé à Dien. (Ainsi

qu'il le demandait.) Cette bête, comme voas Tavez cru, était privée de mouvement. (Comme voos U

croyiez. ) Voas /'avez échappé belle. (Voos avez échappé cela d*one belle manière. )

30 Le verbe avoir est soas-entenda devant les participes excepté, passé, supposé, vu, y compris, attendu, et quelques antres, dans les phrases suivantes. Cest là ce qui explique l'invariabilité de ces mots, qu^ quelques graiumairiens apiieUent des prépositions.

On massacra tons les habitants, excepté les femmes. {Ayant excepté les femmes.)

Je ne vous attendrai pins, passé dix heures- {Ayant passé. )

Supposé cette circonstance, que ferez-vous? {Ayant supposé. )

Vu votre indiscrétion, je ne me fie plus à vous. {Ayant vu votre indiscrétion. )

11 a vendu sa terre, y compris la ferme. ( Y ayant compris la ferme. )

Mais quand ces participes sont précédés du substantif, ils ont un sens passif et sont variables. Le verbe être est sousentendu.

Les femmes exceptées, c'est-à-dire étant exceptées. Dix heures (éiiiit) passées. — Cette circonstance (étant }5tipposée vraie. — La ferme y (étant) comprise.

L'orthographe de tons les participes passés se rapporte à Tune oa à Fantre des deux règles précédentes ; mais comme l'application n'en est pas toujours facile, nous avons réuni les principales difficultés dans cinq observations.

Première observation. '

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