M™* DE SÉVIGNÉ
{Elle doute certainement que son cœur vemlle se fendre,)
On dirait que le ciel^ qui se fond
tout en eau,
Veuille inonder ces lieux d*un déluge nouveau. (BOILEAUi)
Ul est douteux que le ciel veuille.)
Fendant rillumination, H semblait que toute la ville fût en feu.
J'habiterai un pays oui me platt,
où je serai tranquille.
{Je connais le pays, il me platt, et
fy serai tranquiUe.)
Le. plus grand mal que fait un ministre . c'est le mauvais exemple qu'îl Qonne.
{Assertion incontestable.)
Le premier pays où Ton voit des bCbliothèques est TÉgypte.
{Il est certain qu'on voit les premières bibliothèques en Egypte.)
L'amour-propre est la seule chdse dont on ne vient jamais à bouU
{On donne cette vérité comme incontestable.)
Phabiterai un pays oui me plaise,
où je sois tranquille.
{Je désire trouver ce pays, je
doute...)
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle du cheval.
{Assertion qui peut être contestée.)
Les Égyptiens sont les premiers gut aient connu îes règles du gouvernement.
{On avance ce fait, sans le donner comme certain.)
Le chien est le seul animal dont la
fidélité soit à Tépreuve.
{On donne cette assertion comme
contestable.)
Xioeutionf qui gouvernent toujours le f nbjonetîf.
4» Puisque le subjonctif est un mode de doute y on l'emploie après tous les verbes qui expriment une incertitude y une volonté, une nécessité, un désir, une crainte, etc.^ comme je doute que, je veux que j je désire que^ je crains que y il faut que, il importe que, il est nécessaire y juste, possible, convenable qtie, etc.
Je doute qu'Elisabeth soU plus grande que Marie-Thérèse. Obéis, si tu veux qu'on Vooéisse un jour.
Pour me tirer des pleurs^ il faut que vous pleuriez. Il est juste que nous fassions aux autres ce que nous voulons que les autres nous fassent,
2|o On met aussi le subjonctif après les mots quelque... que^ quel que... que ^ qui que^ quoi que; et après les conjonctions afin que, pour que, à moins que, avant que, en cas que, bien que y quoique, de crainte que, de peur que, jusqu'à ce que, pourvu que, sans que, soit que, et après la conjonction que, employée pour afin que, avant que, jusqu'à ce que, si, etc.
QuelqiÂe grand gu'on soit^ on est homme^
Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse. (Boileau.)
Pour qu'on vous obéisse, obéissez aux lois:
Si vous voulez partir, et gu'il fasse beau, nous partirons.
Remarques. 1. Qaand on exprime un vœu, nnr souhait, on sous-entend souvent le premier verbe, et même la coujonction que.
Qu'aux accents de ma voix la (erre te réveille.
Plût aux dieux qu'on réglât ainsi tous les procès!
Périsse ainsi toute Romaine qui pleurera un ennemi de Rome!
Meurent les méchants ! bénis soient les gens de bien !
Puissé'Je, dussé'je^ eussé-je, fussé-je^ etc.
9. On dit au subjonctif : Je ne sache pas, que je sache^ pour je ne connais pas^ et ce gallicisme donne à la phrase une idée de doute.
Je ne sache pas un pays plus agréable.
Il n'y a personne que je sache.